Wild, Cheryl Strayed

Après la mort prématurée de sa maman, une jeune femme est sur la pente glissante de l’héroïne et d’une addiction au sexe qui ont détruit son mariage.
Elle décide subitement de partir randonner seule sur le Pacific Crest Trail. Le Pacific Crest Trail a l’air d’être une superbe expédition, qui longe l’Océan Atlantique dans les Rocheuses de la frontière Mexicaine à la frontière canadienne, soit 4200 kilomètres. Il passe beaucoup dans les Parcs Nationaux, il y a très peu de villes traversées et d’hébergements en dur : on campe.

Cheryl n’a aucune expérience préalable en randonnée, achète 20 kg de matériel plus ou moins utile. Elle n’y connait rien, ni en progression au piolet dans la neige, ni en orientation, ni en rien.
La seule chose pertinente dans le projet est la gestion des ravitaillements, qui lui sont envoyés au fur et à mesure de sa progression par une amie.

Ce livre a suscité la critique, et la véracité de l’expédition a été remise en question, tant les conditions catastrophiques décrites paraissent incompatibles avec la performance : le poids du sac, la randonnée au doigt mouillé dans la neige, la perte des chaussures, les pieds en sang pendant deux mois…

De plus il est certainement périmé en ce qui concerne les informations pratiques. A part ces détails, il est agréable à lire. Les flash-back sur la vie antérieure de l’auteur sont bien ficelés, et croustillants. Sur le chemin, chaque étape amène son lot de surprises et de mésaventures. L’optimisme et la volonté de de fer de Cheryl sont communicatifs.

La description de l’évolution psychologique est bien convenue, mais même le Dr Rufin de fait guère mieux. Ce n’est pas de la grande littérature, mais franchement, ça se lit bien et ça dépayse. On raconte que le film est super (pas vu).

Dans le même esprit randonnée américaine, je recommande  » Promenons nous dans les bois », du désopilant Bill Bryson, qui a suivi, lui, l’Appalaches Trail.

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