week end à Ornans

Ornans, mais si, Ornans, voyons ! La ville natale de Gustave Courbet, la petite Venise du Jura. Il nous a semblé que après ces semaines de pluie, les cascades et les rivières seraient bien vives.

Ornans est une jolie bourgade suspendue au dessus de la Loue. les maisons du bord de l’eau sont sur pilotis, c’est très mignon. Il y a le musée Courbet (pas vu), le belvédère du Château (bof).

Nous avons passé deux nuits à la chambre d’hôte  » l‘atelier du peintre ». La patronne est un très sympathique. Elle semble un peu dépassée par un joyeux bazar. La chambre était agréable et calme, le petit déjeuner copieux. A déconseiller aux maniaques cependant.

De façon incompréhensible en cette drôle d’année, et en un samedi soir météorologiquement incertain, il a été très difficile de trouver de la place au restaurant à Ornans. Nous nous sommes rabattus sur l’Ilot, épicerie- salon de thé- cantine qui nous a gentiment accueillis sur le tard.

Les Gorges de la Loue, ou Gorges de Nouailles

La Loue est une belle rivière émeraude, qui émerge de la falaise aux sources de la Loue. Il s’agit d’une résurgence du Doubs, authentifiée à l’occasion de l’incendie de la distillerie d’absinthe de Pontarlier. La boisson anisée s’est échappée dans le Doubs et a parfumé l’eau de Ornans.

Nous étions partis juste pour jeter un coup d’oeil à cette source, sans aucune préparation. Nous avons découvert qu’il existait un sentier de randonnée pour longer la Loue jusqu’à Mouthier-Haute-Pierre par la rive droite, et aussi par la rive gauche. Nous nous sommes engagés, et bien nous a pris; la randonnée (4 heures aller-retour) est magnifique. Le sentier est facile, mais bien glissant quand les pierres sont mouillées. Il suit seulement  la rive gauche sur 6km, et on ne peut passer en rive droite qu’à partir de la passerelle métallique en amont de la centrale hydro-électrique, et ce versant est bien plus intéressant : grotte des faux monayeurs (échelle) , source du Ponte.  On descend dans une belle forêt de feuillus et de sapins, les troncs des arbres et les rochers sont couverts d’une épaisse mousse vert vif. On déambule entre de hautes falaises, la rivière très pure bouillonne et cascade dans les rochers. Mais pas de baignade, on s’y gèle les pieds en une minute.

Ce n’est pas le canyon du Verdon, mais c’est remarquable.

Avant Mouthier, la cascade de Syratus vaut le détour (10 minutes).

Cascade de Syratus, Mouthier Haute Pierre

A Mouthier, nous avions imaginé trouver un casse-croûte. Raté : affamés et assoiffés, nous avons fini au restaurant Logis de France « la Cascade ». Excusez du peu. nous avons très bien et trop mangé, et ce n’était pas donné.

Dimanche matin, vélo

Un tour tranquille empruntant la piste cyclable entre Ornans, Grobois et Charbonnières les Sapins, en grande partie en vélo-route, 27 km faciles (source: Komoot).

Les salines royales d’Arc en Senans.

C’est un étonnant vestige de l’heureux temps ou on rasait des forêts entières pour faire bouillir de l’eau salée, sans se poser de question. C’est bien ce que je croyais me souvenir, il ne reste que les construction et leurs magnifiques charpentes, d’origine ou reconstruite en béton.

Charpente de béton d’une des bernes de Arc et Senans

Les équipements industriels d’extraction du sel par évaporation de l’eau de Salins ont toutes disparu depuis bien longtemps. On essaie de financer l’entretien du lieu par l’accueil de congrès, un hôtel, une exposition permanente sur l’architecte qui a conçu le site,  Claude Nicolas Ledoux, et des manifestations temporaires. 

 

Au retour, en vrac:

  • A Arbois: La pâtisserie Hirsinger: un régal.
  • La reculée de Planches (cascade) et les Belvédères du fer à Cheval et de la Châtelaine

Conclusion

il faut penser au Jura, vraiment.

 

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