Week end à Beaune entre amis

Après Alba, l’Ardèche, nous avons organisé pour le même petit groupe d’amis, un week-end d’automne à Beaune, en Bourgogne. Objectif, déguster du vin, prendre un cours d’œnologie, se relaxer. Nous avions pris conseil auprès d’une connaissance de la région. Quoi voir, quoi faire ? Comment rater un week-end entre amis ?

Quoi voir, quoi faire à Beaune.

  • Hôtel Dieu de Beaune ; on y voit les salles accueillant initialement les pèlerins, restaurées dans leur jus, avec dans la salle principale une magnifique charpente. On admire la vaste cour, les bâtiments de couverts de tuiles vernissées caractéristiques. Une mention pour la salle du retable et des tapisseries.

 

Le marché .

Le samedi matin, c’est le marché, sous les halles et  sur la jolie place. Beaune est une ville cossue, le  centre est plein de belles boutiques d’alimentation et de décoration, de pätisseries alléchantes, de bars pour tester les vins. Une mention spéciale pour la boutique de , chocolatière championne du monde. On peut y déguster sur place.

Bien manger

Restaurant le Mossous : intimiste, sophistiqué, avec une très belle cave, et un accueil attentionné.

Le 428 à Savigny, qui nous avait également été conseillé : Le client a le choix entre les formules 4,6,7 services, les plats n’étant pas précisés. Et c’est la surprise du chef, en tenant compte bien sûr des allergies et des répugnances de chacun. Absolument étonnant. Le cadre évoque le salon branché d’un ami minimaliste / huge

Faire une dégustation en cave. Notre connaissance nous a conseillé le domaine Dubreuil, à Savigny. Une petite cave confidentielle, d’excellents à produits, des prix bien raisonnables. Dégustation généreuse et excellent accueil par un vigneron heureux de parler de sa passion.

Prendre un cours d’œnologie.
Sensation vins propose des cours formels, mais détendus et dans de beaux locaux.  La dégustation était excellente. Elle m’a permis de clarifier mes idées sur l’achat du vin. Quand on a pas de bonne cave, et qu’on compte partir autour du monde dans un an, on ne se casse pas la tête à deviner quel vin a un bon potentiel de garde : on achète ce qui séduit ici et maintenant. Et le vocabulaire du vin, ce n’est pas un test pour évaluer ses papilles, c’est pour comprendre quand on va chez le caviste ou quand on lit un accord met-vin.

Courir ou faire du vélo dans les coteaux bourguignons. On trouve au fameux parc, le départ des sentiers de randonnée et de la piste cyclable. Je suis allée courir le dimanche matin, et j’ai eu le bonheur d’une éclaircie entre deux niveaux de brume, un émerveillement.

Dormir.

Nous avons choisi l’le Beaune Hôtel, très proche du Centre, tranquille, convivial. Petit bémol qui a participé à gâter d’emble le week end, la dame de l’accueil a mal compris le nom de nos amis, et leur assuré qu’ils n’avaient pas de réservation.

 

Ce qui mène au chapitre suivant.

Comment rater un week-end entre ami.
A six, l’à peu près ne pardonne pas. Le temps et l’argent on bien troublé ce week-end. Mes erreurs :

  • – Ne pas réaliser à quel point, plus on est nombreux, plus il faut organiser et réserver, car l’improvisation, c’est le refoulement assuré partout : restaurants, visites…

 

  • Organiser en l’hiver. Il faut prévoir des activités, faute de se trouver chacun de son côté dans sa chambre d’hôtel. Pour ceux que les activités prévues n’intéressent pas, trainer dehors dans le froid, voire sous la pluie, n’est pas amusant longtemps. A cette saison l’option pique nique n’est pas agréable, donne l’impression d’être un SDF, tenant son sandwich entre ses doigts gourds… donc il y a un planning minimal (une activité par demi-journée).

 

  • Faire une réunion préparatoire qui n’en était pas une.J’ai organisé un apéro préparatoire, où l’hôtel a été choisi de façon collégiale, mais les gens n’ont pas réservé en direct, et personne n’a vraiment noté les références exactes de l’hôtel. Au final, nos amis, mal francophones, se sont présentés à l’établissement en question après une réservation téléphonique non confirmée par écrit, donc sûrs de rien face à la dame qui les a refoulés à tort. Ils ont tourné dans la ville à la recherche de leur hôtel… pendant que nous commencions la visite guidée de l’Hôtel Dieu sans eux.

 

  • Associer des gens à cheval sur les horaires et d’autres « qui ont arrêté de se prendre la tête pour 10 minutes »… et même 30 minutes. Chaque échéance devient problématique : départ de co-voiturage, visite guidée, cours d’œnologie…

 

  • J’ai tout payé d’avance pour les autres, pour me faire rembourser après. Résultat, le prix global des engagements pris en a surpris certaine, alors que la question avait été évoquée.  D’autre part, on n’a pas tout à fait la même pression pour être à l’heure quand on redoute d’être refoulé / non remboursé, et quand on a pas vraiment réalisé le prix des choses.

 

  • J’ai éludé une difficulté que j’ai découverte après avoir réservé. La gestion d’une jeune adolescente, mineure interdite de dégustation de vin, a été soigneusement esquivée également par ses parents jusqu’à la dernière minute, et a finalement privé ses deux parents (c’était leur choix, mais quid de l’argent versé par mes soins ?) de la séance.

 

  • Seule bonne décision, il a été clair d’emblée que chacun paie ses consommations, car certains peuvent être plus limités et ne pas avoir envie de payer pour les autres. Et ça doit être clair avant de partir. Ceux qui aiment déguster apéro, menu complet, fromage, dessert, bon vin, café, le feront ainsi la conscience tranquille sous le regard serein de celle qui a pris un seul plat – carafe.

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