Voyage en Grèce: Mont Olympe, Météores.

Après avoir visité Thessalonique et Vergina, nous abordons le Mont Olympe, puis les Météores. Nous sommes à pied avec sacs à dos.

LITOCHORO, base pour les randonnées dans le massif du Mont Olympe

9h45 bus pour Litochoro…. Enfin « not exactly to village » nous informe le monsieur du guichet, me faisant craindre un largage sous un panneau d’arrêt de bus en rase campagne. J’étais l’instigatrice de ce détour, avec l’idée de se mettre au frais et l’envie de randonner, de dormir en refuge et d’approcher le sommet par la voie la plus facile, mais Chéri-chéri n’a pas voulu en entendre parler.  Alors je cache mon inquiétude (voire même aussi l’information). Pendant le voyage un orage homérique, avec éclairs, rafales et des trombes de pluie s’est déclenché. Alors que Chéri-chéri dormait en toute ignorance de cette catastrophe naturelle, et de notre destination approximative, je nous imaginais jetés avec nos harnachements sous l’averse, sur une route désertée…. Mais non, que Zeus soit béni, la pluie a cessé quelques minutes avant que le bus ne nous dépose à Litochoro plage, située à 7 km du village de montagne (400m de D+). Ion nous informe aimablement qu’un bus vert qui fait la rotation entre plage et village toute la journée, mais renseignement pris, c’est seulement quand le chauffeur estime qu’il fait un temps à aller à la mer. Donc, aujourd’hui, pluie, donc pas de bus. Ce sera auto-stop. Merci à la dame qui me voyant pouce levé s’est dit chic je vais pouvoir travailler mon anglais pour pas un sous. Elle nous a expliqué le plan de la ville de Litochoro au passage.

Litochoro est avant tout une station d’hiver et une base pour la randonnée en montagne, avec un magnifique réseau de sentiers et de refuges, mais qui refuse de l’admettre ; elle s’enorgueillit de son musée de la marine, il y a des bateaux dans les jardins, une navette pour le littoral, des magasins d’articles de plage. C’est un village bien bien pentu, avec sa rue principale bordée de cafés, restaurants, magasins de souvenirs, puis au dessus de la place de l’église, les hôtels. En contre-bas de la place à droite, la rivière qui n’arrive pas à la mer, avec des guinguettes. Belle vue sur les premiers pics du massif le matin et le soir quand les nuages se dissipent.

Nous avons eu des difficulté à trouver un hébergement, ce qui fait que nous avons testé deux adresses.
Pension Olympus ; Tout en haut du village (et ça grimpe !) à droite. Immeuble de rapport simple et efficace. Petit appartement avec chambre, cuisine, balcon avec vue sur le golfe. Patron gentil, propre, sans charme. Mais pour 39 euros la nuit…
Hôtel Aphrodite. Plein centre, coquet, étonnamment calme, un accueil adorable et un petit déjeuner exceptionnel.
Les restaurants sont chers par rapport à Veria et même à Thessalonique, probablement parce que c’est ici que les Grecs qui peuvent se le permettre viennent se mettre au frais le week end. Tous les restaurants se valent, sauf un assez mauvais pour être signalé : To Pazari. Situé à gauche et en hauteur par rapport à la place principale. Bien que se prétendant bon marché, il est au moins aussi cher que ses concurrents: pour 17 euros, le patron est grognon, il nous a servi de la moussaka froide et grasse, une retsina vulgaire, et pour la végétarienne, des aubergines «frites» gorgées d’huile.

Premier jour et premier contact avec le sentier Européen E4 (Portugal – Chypre), qui longe le Myticas (sommet du Mont Olympe, 2900 mètres) par l’ouest.

L’objectif est de remonter le canyon de la rivière Enipeas, de Lithchoro à Priona. Le chemin s’attrape en haut du village. Il est marqué par des losanges blancs E4 posés sur les poteaux électriques. Le chemin est bien stabilisé, les vues du canyon sont très belles.

Canyon de la rivière Enippéas, Mont Olympe

Une très violente averse nous a obligés à nous abriter sous un rocher, et nous a retardés, nous obligeant à envisager le retour dès l’ancien Monastère de Dyonisos.

Mont Olympe; ancien Monastère Agios Dyonisos

En cours de reconstruction depuis des années, c’est un chantier et aussi un lieu de retraite, habité par des moines. Une fois de plus, au bord de la route,  j’ai levé le pouce. C’est un couple russo-indien, et leur fils qui fêtait ses 14 ans, que je remercie cette fois.

Deuxième jour: randonnée Priona- refuge Spilios Agapitos. Il y a une navette qui dessert la mer, mais pas la montagne. Il y a en revanche toujours des taxis en attente au rond point principal du village. Priona est situé à 18 km de route bien raide, on y monte pour 25 euros. Priona, ce n’est pas un village, c’est un parking avec un restaurant.

Randonnées autour du Mont Olympe, Priona par Litochoro, Grèce

Ici aussi le chemin E4 est très bien entretenu, il grimpe fermement dans une belle forêt de hêtres puis de pins majestueux. Spilios Agapitaos est un beau refuge, à 2000 mètres d’altitude. Il a une capacité de 110 lits, avec possibilité de camper. De là si on a de la chance, vue sur le sommet.

Mont Olympe: le Myticas vu du refuge Spilios Agapitos

Et encore une fois, descente en autostop. Merci aux deux quinca-copines grecques en goguette, et qui parlaient à peine anglais. Dames dont chéri-chéri avait estimé en les voyant traverser le parking qu’elles étaient forcément avec leur mari, et que donc leur voiture serait pleine.

Nous avons diné en contrebas du village au bord du lit de la rivière; il y a de jolis restaus, bonnes grillades, c’est ici que ça se passe le soir.

Les Météores, Kalampala

Taxi 9 euros pour descendre à la gare de Litochoro (10 minutes), puis train : seize euros par personne. Wagons neufs et confortables qui nous mènent au centre de la ville de Kalampala. Nous avions réservé à l’Hôtel Orféas, avec piscine. A cause d’une épidémie de covid dans son établissement, la direction a dû fermer l et nous surclasser dans un autre de ses hôtels, le Gran Meteora, 4 étoiles situé un peu en dehors de Kastraki, #6 euros de taxi. C’est une usine touristique implantée en contrebas des météores, le genre de chose que je déteste. On lui reconnaitra cependant un grand confort, le calme, la disponibilité de la réception et, du balcon, une vue imprenable sur les Météores.

Le site est étonnant, les monastères sont tous organisés de la même façon, avec de nos jours un accès par un escalier confortable, une visite possible de la chapelle, des jardins, d’un petit musée, et une boutique de souvenirs. Je ne résiste pas au plaisir de vous reproduire une aquarelle de H. ELLADA (? c’est ma transcription du grec…).

Magnifique aquarelle de H. ELLADA (? c’est ma transcription du grec…).

Pour visiter les météores sans se ruiner en taxi, il faut savoir que des sentiers relient les Monastères les plus à l’est (Grand météore, Vaarlam et Nikolaos Anavpasas) à Kastraki, et les monastères de l’ouest (Stephanos et Agia Triada) à Kalambaka. Les plus courageux pourront prévoir une journée de rando entre les six sites, car il y a probablement un sentier entre les deux secteurs. Les plus pressés n’iront que à Agia Triada, le plus typique, le plus sportif (140 marches), le seul ayant conservé ses fresques d’origine. Nous avons opté pour la solution intermédiaire: le premier jour: taxi jusqu’à Grand Météore (fermé le mardi), et descente à pied jusqu’à notre hôtel via les deux autres monastères du circuit.

Les Météores, Grèce

Le lendemain grasse matinée, on rejoint de justesse le buffet petit déjeuner de notre 4 étoiles avant sa clôture. Puis, après un coup de taxi  (10 euros) jusqu’à Agios Stephanos, nous avons rallié Agia Triada par la route, et sommes descendu à Kalambaka par un chemin pavé, prévoir une heure et de bonnes chaussures. On entre dans la ville en longeant la chapelle byzantine, fermée évidemment entre 13 et 15 heures. Après un en-cas, nous sommes allés nager à la piscine de l’Orphéas qui, elle, nous restait accessible, puis dans la foulée diner en ville et retour à l’hôtel en taxi. Le surclassement nous aura finalement coûté 17 euros, parce que nous n’avons pas eu envie de marcher ni de nous adapter aux horaires de bus pour les 3 km entre Kalambaka et Kastraki. Nous pouvons nous le permettre, mais un déplacement comme cela peut poser problème quand on est pas motorisé. Au lieu de retirer son hôtel fermé du site booking, l’hôtelier nous a informés du changement par mail alors que le paiement était déjà validé, donc je vois mal comment nous aurions pu modifier. Nous avons fait savoir que ce surclassement pouvait être un cadeau empoisonné.

Etape précédente:
Thessalonique et Vergina

Prochaines étapes:
Volos et Alonissos (iles Sporades).
Athènes et Delphes

2 réflexions sur “Voyage en Grèce: Mont Olympe, Météores.”

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