Trois semaines au Ladakh

Le Ladakh est intéressant pour ses possibilités de Trek et pour ses Monastères et Temples Boudhistes. Ces Indes Himalayennes sont une bonne option pour les  vacances d’Août. En effet, si le Tibet et le Népal sont peu recommandés en été à cause de la mousson, le Petit Tibet, lui, est épargné à cette saison.

Histoire-Géo et politique de l’Inde du nord (pour les nuls)

Cette région tibétaine a été annexée par l’Inde au 19ème siècle, mais a gardé toutes ses traditions. Elle a en effet échappé à l’épuration chinoise, contrairement au Tibet, et n’a été ouverte au tourisme que dans les années 1970.

La région nord de l’Inde, avec son Cachemire musulman tourné vers le Pakistan, et cette enclave tibétaine, où la Chine ouvre des routes, est très sensible et ultra militarisée. Il y a des casernes militaires partout dans la Vallée de l’Indus. Actuellement, les tensions au Cachemire ne se ressentent absolument pas à Leh.

Formalités et santé

  • Un e-visa (60 euros) est nécessaire pour entrer en Inde. Il est de plus nécessaire d’avoir un laisser passer pour accéder aux régions frontalières comme la Vallée de Nubra. Il faut être au moins deux touristes pour l’obtenir, les électrons libres ne sont pas les bienvenus… Les agences qui proposent ces expéditions se chargent de tout.
  • Consignes de la Consultation des voyageurs. A cette altitude il n’y a pas de paludisme. Il n’y a pas de vaccination obligatoire, mais les vaccinations standard françaises et la vaccination anti-typhoïde (40 euros) sont fortement recommandés. La vaccination contre la rage est conseillée pour les longs séjours en campagne, surtout pour les gens comme moi, qui tripotent toutes les bestioles et réfléchissent après. Cela représente 150 euros pour la consultation spécialisée et les 3 rappels: tout ça non remboursé; investissement TDM on va dire.
  • Déclaration du voyage sur le site des cartes visa pour l’assurance. Ceci dit, je ne parierai pas une roupie que ces assurances fonctionnent au dessus de 2500m d’altitude, il faudrait regarder de près les contrats.

LEH,

C’est la base touristique du Ladakh. C’est une petite ville paisible, propre et agréable, contrairement à Delhi, ou aux grandes ville d’Indonésie.

Arriver à Leh

Par avion, Leh est desservie exclusivement à partir de l’aéroport de Delhi. Tous les vols sont le matin, quand la visibilité est bonne, car l’atterrissage à Leh en virant à vue entre les montagnes est un peu délicat. Essayez d’avoir un siège hublot à droite, la vue sur l’Everest est assez chouette. Prix réglementé du taxi pour rejoindre la ville: 400 Rp. Sinon, bus public. L’autre option pour rejoindre Leh, c’est le bus par la route de Manali. Ce sont 500 km (2 jours) sur une des routes les plus dangereuses du monde, qui passe des cols à plus de 5000m, sans avoir eu le temps de s’acclimater à l’altitude, ça pique les méninges il paraît.

S’acclimater à l’altitude au Ladakh

Leh se trouve à 3500 mètres d’altitude. Les pressions d’air et donc d’oxygène y sont beaucoup plus basses que chez nous. A l’arrivée, l’hôtel a mesuré notre saturation en oxygène avec un petit capteur: 86% au lieu de 98%; là-bas on est félicité pour ce bon résultat. Pendant une anesthésie dans un hôpital français, avec des chiffres comme ça, c’est panique à bord.

L’organisme va s’adapter au manque d’oxygène en faisant taper le coeur et en respirant plus vite, puis en fabriquant des globules rouges (il faut 4-5 jours). En attendant, en quelques heures on peut développer des maux de tête carabinés, à traiter par repos, alimentation légère, hydratation, et paracétamol sans dépasser 3 grammes par jour pour une femme, 4 grammes pour un homme. On est au pire à 48h. Si ça ne passe pas en 3 jours ou si le Mal Aigu des Montagnes (MAM) s’aggrave avec des vomissements et des troubles respiratoires, il faut envisager sérieusement les médicaments ou de redescendre de 500m. En tout état de cause, la prudence est de prévoir 3-4 jours d’acclimatation avant de partir randonner encore plus haut.

A voir à Leh

Les était une ville prospère, étape de la Route de la Soie vers l’Inde.

  • Le vieux quartier de Leh: c’est un des rares exemples restants de vieille ville de type tibétain. Au pied de l’ancien palais, c’est un dédale de ruelles, d’escaliers et de passages couverts. Les toilettes sèches dégagent un doux fumet qui doit rappeler l’odeur de nos villes au Moyen Age. En grimpant progressivement, on atteint:
  • Chenrezi Temple: un temple bouddhiste très ancien, dans son jus avec ses peintures protégées par la pénombre, ses idoles drapées de soie blanche, son parfum d’encens et ses lampes à huile, Emouvant.
  • Leh Palace: Il a été construit par un roi du Ladakh au 17ème siècle, puis abandonné pour Stok en 1940. L’édifice a été rénové en grande partie, dans le respect des techniques traditionnelles. On y trouve un beau temple avec notamment des poteaux peints, des masques rituels, et des fresques supérieures qui ont remarquablement résisté à la lumière. Les terrasses du Palais s’échelonnent sur 9 niveaux et offrent des vues remarquables sur la ville, surtout à la lumière du soir.

    Leh Palace, Ladakh

  • Il est surplombé par le Tsemo Gompa au sommet de Namgyal Hill: pas vu.
  • Shanti Stupa, est un monument récent pas à mon goût, qui a été offert à la ville par des boudhistes japonais. Ses escaliers sont un bon test pour voir si votre MAM passe, et il y a un snack-buvette avec une belle vue sur les alentours.
  • Asian Central Leh Museum, près de la Mosquée du vieux Leh. C’est un bâtiment séduisant, à la fois moderne et très bien intégré. Il est construit selon les techniques traditionnelles. On y découvre des objets de la vie quotidienne, et surtout une belle collection de photos d’époque. Il se situe dans un joli jardin où on peut boire un verre et grignoter un truc au calme sous une voile de parachute.

Se loger à LEH

Nous avons choisi Mentokling GuestHouse. C’est cher, 29 euros la nuit, alors qu’on trouve plein d’hébergements autour de 15 euros, mais nous ne pouvons que le recommander. On a de grandes chambres confortables, une cour intérieure pour le petit déjeuner, de l’eau chaude, un patron adorable,… Seul bémol, mais fréquent à Leh, une connection internet capricieuse.

Argent à Leh

Il y a des distributeurs qui fonctionnent. Il y a des bureaux de change partout. Retirer sur une carte Boursorama ou changer revient au même tous calculs faits. 1 euro = 78 Rp.

Manger à Leh

Un plat varie selon les restaurants entre 60 Rp (<1 euro) dans un snack fréquenté par les locaux et 350 Rp (4 euros) dans un restaurant à touristes.

Je recommande:

  • Tous les petits restaus locaux, simples et pas chers
  • Wok Tibetan Kitchen. délicieux, typique, autour de 150 Rp le plat. Sur la rue piétonne principale
  • Alchi Kitchen, près de la mosquée de la vieille ville. Cadre exceptionnellement soigné, plats idem autour de 160 Rp
  • Everest View, très belle vue et pas cher
  • Le Wanderers est agréablement situé en étage, à des prix encore acceptables
  • Apple Tree Garden: rien d’extraordinaire à manger, mais cadre agréable sous les arbres
  • Les abricots bien mûrs vendus dans la rue. Attention, dans les abricots secs il y a les noyaux!

A éviter à mon avis:

  • Leh View Restaurant, cher et prétentieux.
  • Il Forno, hors de prix.
  • South Asia Restaurant: on n’y parle pas anglais mais on vous fait comprendre par signes qu’aucun des plats de la carte n’est disponible…
  • Chief Kitchen: les boissons les plus mauvaises de ma vie.

Trek de 2 semaines au Ladakh

Organisation générale du treck aux Indes Himalayennes

Nous avions pris contact par mail avec deux agences de trek locales: Ladakhi Women’s Travel Company et Ju Leh Adventure. Les deux agences proposent des prestations comparables et ont toutes les deux d’excellentes appréciations sur le net. Avec les deux le dialogue a été agréable, en anglais avec Women et en français impeccable avec Ju. Notre choix s’est porté sur Ladakhi Women’s Travel Company, parce qu’elles permettaient de partir quand on veut, seulement à deux et de dormir chez l’habitant, alors que Ju Leh est plutôt en mode « départ fixé à l’avance, groupe et camping ». Je le dis dès à présent, nous avons été enchantés de ce choix. Les jeunes femmes étaient gaies, attentionnées, charmantes. Aidant à la cuisine dans les homestay, elles nous ont permis de séjourner longuement auprès de nos hôtes, et permis d’apprendre la recette des fameux momos tibétains. Elles nous ont éduqués: on dit « julay julay julay » à tout bout de champ, on tourne clockwise autour des édifices religieux et des stupas, on n’enjambe pas les pupitres repas, on ne lèche pas ses doigts quand on cuisine…

Nous avons été fortement incités à prendre une porteuse : ce sont des jeunes filles qui gagnent ainsi leur vie et en profitent pour apprendre l’anglais au contact des touristes. Elles portent 10kg maximum. Nous sommes partis pour 14 jours, avec une guide et une porteuse pour 113000 INR (1400 euros, soit 50 euros par jour et par personne) absolument tout compris. Ca me paraît énorme pour le niveau de vie indien, mais les deux agences contactées étaient raccord sur les prix, et on est dans les marges annoncées par le routard. Nous avons hésité à attendre d’être sur place pour choisir une agence, mais avec un emploi du temps contraint, nous nous sommes dits que nous pourrions nous heurter à une pénurie de guides réelle ou prétendue et serions alors en mauvaise posture pour négocier avec les agences.

Itinéraire pour 14 jours de trek au Ladakh:

Trois périodes:

  1. Acclimatation, échauffement: Vallée de Sham: Likir – Yangthang (3600m) – Ang (3400m)

    Sham Valley, Ladakh

  2. Le plus dur, le plus solitaire et le plus beau: Ang – Tar (3500m)- Urtsi (3400m)- Hinju ((3870m) – Shumdah- Chemno (3800m)- Chilling (3200m). On passe des cols à 4900 m avec des paysages époustouflants. Imaginez, sur un col à 4900m, des montagnes de plus de 6000 mètres vous dominent et le vallée est 1500 mètres plus bas, avec une visibilité à 30km…

    Paysage du Ladakh

  3. La Vallée de la Markha, c’est un grand classique, très touristique, et pas extraordinaire en termes de paysages. Mais ce circuit a le mérite d’amener en douceur, en 4 jours seulement,  à passer un col à 5200 m (Gongmaru La),  histoire de frimer au retour à la machine à café. La longue descente est assez représentative des vallées que nous avons parcourues avant:  Chilling- Skiu (3350m) – Markha (3770m) –  Hankar (4240m) – Nimaling ( 4740m) – Chogdo (3600m) – Shang-Sumdo

    Lac sacré, Vallée de la Markha, Ladakh

Hébergement en homestay pendant une randonnée au Ladakh.

Nous avons choisis la formule home-stay pour appréhender le mode de vie des Ladakhis. Le principe est celui d’une répartition programmée des visiteurs dans chaque village selon une rotation, pour que chaque habitant bénéficie de ce revenu. Ce système parait juste pour les habitants. Son défaut est qu’il n’encourage pas la qualité et l’adaptation à la demande des trekkeurs; on a vu une guest-house pharaonique de deux étages et une dizaine de chambres sans une pièce d’eau pour se laver. En pratique tout voyageur, même indépendant, peut se présenter dans un village et se voir attribuer un hébergement.

A l’arrivée se déchausse pour entrer dans la maison. Selon les villages, il y a des locaux neufs, ou au contraire des maisons multicentenaires, à moitié troglodytes, dans leur jus, avec les grands parents installés dans la cuisine. On est accueilli très gentiment dans la cuisine d’hiver, avec une boisson chaude et des biscuits. La cuisine d’hiver comporte des rayonnages surchargés de vaisselle, un fourneau orné d’applications en métal, des tapis pour s’assoir et de petits pupitres de bois peints.

Cuisine d’hiver dans un homestay au Ladakh

On est de façon générale couché dans une pièce toute simple, bien propre, avec des matelas (très fermes), des oreillers, de grosses couvertures bien chaudes et une prise électrique alimentée la nuit et compatible avec nos appareils.

chambre dans un homestay au Ladakh

Dans la meilleure hypothèse, il y une « salle d’eau » qui permet de s’isoler pour se laver avec un demi seau d’eau chaude, dit « bucket shower ».

« Bucket shower » au Ladakh

Les toilettes sont des toilettes sèches, c’est à dire situées en étage avec un trou dans le sol qui donne souvent, au rez de chaussée, sur le fumier de la vache de la famille, merci l’odeur.

Nous avons campé une nuit, à Nimaling: hébergement sous tentes deux places avec des matelas et de grosses couvertures, repas collectif tout à fait correct sous une grande tente dédiée. Il peut faire très froid, et les couvertures peuvent manquer à la haute saison, donc l’agence nous recommandé fortement d’emmener un duvet. Par mauvais temps, les gants et le bonnet ne sont pas du luxe.

Nimaling, Ladakh

Alimentation et boisson pendant la randonnée dans les Indes Himalayennes

Je nous ai déclarés végétariens sur ce treck: la viande n’a pas de prix dans ces pays pauvres, la charge environnementale de l’élevage est énorme et doit au moins servir à nourrir les locaux. En plus, l’idée que notre arrivée dans les villages soit précédée d’un égorgement de bestiole dans des conditions lamentables me répugne. C’est une des situations où on est directement responsable, ou pas, d’assassinats. De toute façon, c’est menu végétarien de principe. Les repas étaient copieux, composés en général de:

  • Petit déjeuner: nan : pain plat sec ou chapati: pain frit, avec du beurre maison ou non, confiture, beurre de cacahuète, omelette.
  • Midi: gamelle avec en proportions variables: légumes cuits, riz, nans, pomme de terre bouillie, oeuf dur, abricots, barre chocolatée, jus de fruit
  • Goûter à l’arrivée: biscuits, boisson chaude: thé noir, nature ou salé-beurré, infusion de menthe (mint tea),
  • Soir: riz, dhal (lentilles),  légumes, parfois des momos, qui  sont des raviolis vapeur traditionnels, rarement des crudités, des fruits (abricots), ou du yaourt maison. On peut goûter la tsampa (farine d’orge grillée, qui a un petit goût de pop corn) que les locaux mangent à toutes les sauces: ajoutée à leur thé salé au beurre, en bouillie le matin, en épaississant dans leur soupe et même nature à la cuiller.
  • L’eau: Elle est fournie filtrée par les homestays et disponible dans tous les ruisseaux de toutes les vallées. J’utilise du Micropur dans tous les cas, mais attention, il met 2h à être efficace. En pratique, inutile de couper le manche de votre brosse à dent pour gagner 10 grammes de charge si vous ne gérez pas strictement votre eau. Ma conclusion: après deux ou trois tasses de thé, sauf grande chaleur, on n’a pratiquement pas besoin d’eau avant midi; je pars le matin avec 1/2 litre pour le lunch, et je charge 1 litre lors du repas, et encore 1 à 1,5 litres 2 heures plus tard s’il fait vraiment soif. Deux bouteilles de 1litre donnent plus de souplesse que ma bonbonne de 1,5 litres.

A voir autour de Leh

au Sud de Leh

  • Hemis; c’est le plus grand monastère (Gompa) du Ladakh. Les temples sont beaux, et dans le musée attenant, on voit des tankas anciens: des tissus peints, des textes juridiques écrits à la main, sur des rouleaux de soie, sont exposés avec leurs boites protectrices en bois finement décorées. Il y a aussi une belle collection de bouddhas anciens, de masques de cérémonie religieuse… Photographies interdites.

    Monastère de Hémis, Ladakh

  • Thiksey Gompa: photographies autorisées, … mais je ne m’étais pas encombrée de mon appareil ! Entre 13h45 et 14h15 nous avons vu deux moines souffler dans leur dungchen, grandes trompes, à partir du toit, puis le rassemblement de la communauté dans le temple principal pour les prières.
  • Forteresse et temple de Shey: on y voit le plus grand Bouddha du Ladakh.
  • Stok Palace, toujours occupé, il présente une partie du trésor royal: pas vu.

A l’ouest de Leh

Nous avons loué une voiture avec chauffeur pour ce circuit: 4800 Rp.

  • Confluent de l’Indus et du Zanskar : mouais…
  • Citadelle de Basgo: très beau site perché, il faut demander la clé du temple supérieur en passant d’abord au temple inférieur. La finesse des fresques est remarquable.

    Fresque murale, Basgo, Ladakh

  • Alchi Gompa est un temple du 11siècle, décoré par des artistes venus du Cachemire. Des motifs répétitifs de petits médaillons représentant des bouddhas couvrent des murs entiers. C’est extraordinaire. D’immenses statues de bouddhas et la beauté des peintures murales m’ont émerveillée. Photographies interdites. Mon site bouddhiste préféré, à ne pas manquer.
    • Monastère bouddhiste d’Alchi, peintures murales
  • Lamayuru Gompa: la route d’accès est spectaculaire, c’est un beau temple, mais dont la réputation est surfaite à mon avis.

    Stuppas, Monastère de lamayuru, Ladakh

  • Likir Gompa: cela a été un de mes premiers temples visités, un immense bouddha extérieur. pas forcément le plus mémorable. Prière accessible au public vers 9h30.

    Bouddha, Likir Gompa, Ladakh

Au nord DU LADAKH

  • La Nubra Valley : Un périple de 3 à 4 jours est recommandé. Il y a des annonces dans les agences de tourisme pour partager des voitures. Des paysages de sable magnifiques, des monastères comme Deskit, des villages typiques, les sources chaudes de Panamik, où on peut se baigner. Pas eu le temps.

Au Sud est de LEH:

  • Lacs Tso Moriri (ciel d’eau) , Tsokar (plaques de sel : Lac Blanc) et Pangong Tso. Circuits proposés sur trois jours avec nuitées dans des campements de nomades.

Le Zanskar

Cette région boudhistes, protégée par de hautes montagnes et la neige en hiver est à recommander aux amateurs d’authenticité, avant que des routes ne l’ouvrent au monde. Le Treck de la Markha Vallée y passe, mais il y a sûrement bien mieux.

Rafting sur le Zanskar

Idéal pour occuper une journée de flottement. Prix: 3200 Rp par personne à partir d’une agence de Leh, 2800 Rp en direct auprès des deux agences fournisseuses. On vous met une combinaison trop fine à mon goût, un gilet de sauvetage, un casque et des chaussons, et « paddle forward my team » ! Nous, on était une équipe d’innocents, sur le 28 km avec un rapide 4+, on a retourné le bateau, jeté tout le monde dans le courant, c’est impressionnant. Question: comment peut-on être phobique de l’immersion en plongée et ne pas avoir peur de tomber dans les rapides?

Pour revenir à nos tourbillons, la route jusqu’au point de départ du rafting longe la rivière, c’est dommage car il n’y a pas d’effet de surprise et de vraie découverte des sites traversés lors du rafting. Après, repas copieux compris. Une belle expérience.

Conclusion

  • Aller au Ladakh c’est une bonne idée. Mais c’est un pays où à part randonner et visiter les temples bouddhistes il n’y a pas grand chose à faire.
  • Des paysages saisissants, une quiétude et une bienveillance qui donnent envie de revenir.
  • Prévoyez 4 jours d’acclimatation à l’altitude.
  • Pour la randonnée, venir un peu affuté: course à pied, randonnées en montagne…
  • Eviter la Markha Vallée, très touristique et pas la plus belle, sauf si vous voulez valider assez facilement un col à 5200m d’altitude.
  • Parmi les temples, s’il n’y en a qu’un à voir, c’est Alchi Gompa.

 

 

Pour écrire ce post, j’ai lu :

National Géographic : Inde de Nord : 5 pages sur Cachemire et Ladakh. Description sommaire des principaux treks. Alors que les chapitres sur Delhi et Agra sont très riches.

La Bibliothèque du Voyageur, Gallimard, Inde : très détaillé sur les monuments et les monastères.

Guide du Routard : comme d’habitude, le plus pratico-pragmatique. On y apprend qu’éternuer porte malheur, et qu’il y a des heures où il ne faut rien entreprendre, comme le lundi matin. A transposer dès le retour à la vie professionnelle.

Carnets du Ladakh, Serge Safran : des instantanés sur un séjour-treck au Ladakh-Zanskar

Destination Kailash, Colin Thubron : c’est pas là du tout mais c’est l’ambiance

Ladakh-Kashmir-Manali: the essential guide, free tracking book inside, PS Banegee, Milestones Books 2018

 

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