Tour du Monde : date du départ

Des fourmis dans les pieds, le sac à dos qui pleure en ces mois d’hiver, mais aussi de solides freins au départ, quelle date de départ choisir ?

La date de départ à la retraite

A moins de pouvoir vivre de ses rentes, grâce à son héritage où à une gestion acérée de ses revenus de type frugalisme, l’âge minimum de départ à la retraite fixé par nos amis les politiques, est un point clé, qui joue sur deux facteurs :

  • Le temps à vivre uniquement de ses fonds propres entre cessation d’activité rémunérée et démarrage de la pension de retraite, chaque mois demandant un pécule de départ plus important. Et ça peut être compliqué de démarrer la retraite « à poil », parce ce que ce n’est pas avec la pension qu’on se refera une épargne de précaution.
  • Le montant de la retraite: le tour du monde va vider les caisses, à moins de trouver du travail en route, mais à mon âge, je n’ai pas l’intention de cumuler la fatigue d’un voyage que j’espère sportif avec des trucs épuisants comme la cueillette ou devenir serveuse. Là, être propriétaire de son logement qu’on pourra louer pendant le voyage, et éventuellement de locatifs, permet de moins prélever dans l’épargne et de s’assurer pour la fin de vie un revenu en complément de la pension de retraite.

Alors, où en sommes nous ? Née en 1965, puis-je toujours compter sur un âge minimal de départ à 62 ans ?

Si, étant fonctionnaire, le montant reste calculé sur les derniers mois d’activité, que se passera-t-il si j’ai passé mes cinq dernières années à baguenauder ?

Etant fonctionnaire, on ne peut pas non plus espérer une mise à la retraite anticipée, un départ négocié, ou autre arrangement. C’est la sécurité de l’emploi jusqu’à l’âge de départ minimal, et là, on rit jaune.

J’attends  la réforme et mes 55 ans accomplis pour m’offrir une consultation auprès de la Caisse de Retraite et d’un cabinet spécialisé.

Enfin, les réformes se succédant tous les deux ans, il serait fâcheux de partir avec des calculs bien stabilisés, et qu’une nouvelle réforme passe pendant que je serai en train de faire zazen dans l‘Himalaya ou sous l’eau à Sumatra,  définitivement oubliée de mes collègues.

Tour du monde à deux: trouver une date de départ.

Ne parlons même pas du scénario catastrophe où un veut partir, mais pas l’autre.

Quand on se met en couple, on ne pense pas toujours à vérifier que les dates de départ à la retraite coïncident. Et pour le taux plein, graal des travailleurs seniors apparemment, cette date dépend pour chacun de la date de naissance, des études réalisées, du nombre de trimestres cotisés, du statut, de la pénibilité…

Financièrement on n’est pas forcément raccord. On peut avoir été cigale, ou fourmi. On peut viser la prime de départ à la retraite, qui peut être conséquente dans le privé après une carrière de bons et loyaux services. On peut, je sais c’est pas beau, imaginer hériter tôt ou tard.

Et là, on se retrouve avec trois ans de décalage. Comment le gérer ?
– on peut, semble-t-il, prendre une année sabbatique sur ses onze derniers mois de travail, décote de 5% à la clé si mes comptes sont bons. C’est ce qu’envisage chéri-chéri, qui terminerait alors en Octobre 2024.

  • Celui qui veut / peut arrêter peut se barrer carrément, et advienne que pourra. Ca veut dire voyager seule, ce qui ne me paraît pas insurmontable. Ca veut dire dans notre cas déloger chéri-chéri, pour pouvoir mettre mon appartement en location, c’est violent. Celui qu’on a à la fois laissé choir et expulsé pour crapahuter peut en concevoir, du chagrin voire du ressentiment, et se consoler / reloger dans d’autres bras. Ce que je ne veux clairement pas.
  • Je serai pour ma part prête à partir entre fin 2022 et  l’été 2023 selon les revenus de ma micro entreprise.
  • Selon mon niveau d’exaspération professionnelle, je peux imaginer ; de continuer le même job 18 mois de plus jusqu’à l’arrêt de Chéri-chéri; de stopper le travail et de vivre tranquillement sur ma micro-entreprise, ou rester en temps partiel dûment négocié? Ce qui permettrait  de me m’organiser, pour tromper l’ennui, une marche jusqu’à Rome, une retraite méditative
  • Je compte aussi , je le reconnais, sur une lassitude croissante de Chéri-chéri, qui commence à chercher des échappatoires.

Conclusion :

Pour finir de nous exaspérer, nous les seniors qui regardons par le fenêtre et rêvons Tour du monde: Théodore Monod : «  le monde nous regarde et nous n’échapperions pas aux sévérités d’une juste condamnation si l’on nous voyait, dédaignant les privilèges de l’indépendance retrouvée, loucher encore vers nos chaines et préférer aux glorieux périls de la liberté les rassurantes mais honteuses sécurités de l’esclavage. »

 

 

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