Soie, Alessandro Barrico

Bien qu’il contienne beaucoup de kilomètres, Soie n’est pas un livre de voyage mais une histoire d’amour. Ne vous y trompez pas, ce n’est pas de l’eau de rose, ce n’est pas de la lecture de gare, c’est aussi une grande leçon de littérature. Un ouvrage court très poétique, plein de rêves, pour s’évader pendant un trajet en train ou en avion.

 » Il passa la frontière près de Metz, traversa le Wutenberg et la Bavière, pénétra en Autriche, atteignit par le train Vienne puis Budapest et poursuivit jusqu’à Kiev. Il parcourut à cheval 2000 kilomètres de steppe russe, franchit les monts Oural, entra en Sibérie, voyagea pendant 40 jours avant d’atteindre le lac Baïkal, que les gens de l’endroit appelaient: mer. il redescendit le cours du fleuve Amour, longeant la frontière chinoise jusqu’à l’océan, et quand il fut à l’océan il resta onze jours dans le port de Sabirk en attendant qu’un navire de contrebandiers hollandais l’amène à Capo Teraya, sur la côte ouest du Japon ». Voilà qui est bien résumé. Quand on pense que certains mettent des centaines de pages à raconter le même voyage sur la route de la Soie. Ou leur séjour au Japon, comme Nicolas Bouvier.

J’adore, merci Monsieur Barrico, qui ne me décevez jamais.

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