Pratique des voyages libres, Anton Krotov

Par voyage libre, comprenez l’auto-stop et le véhicule-stop en général. Ce petit manuel donne plein de renseignements et de conseils, et une philosophie du voyage bien sympathique.

Pourquoi l’autostop ?

  • pour aller vite: d’après les calculs des professionnels, on atteint 55km/ heure tout compris en été, de jour, dans des conditions optimales
  • pour vivre auprès de la population, car en transport, on rencontre toute sortes de gens, du paysan qui déplace son bétail en passant par le commercial… Dans beaucoup de pays, il n’est pas concevable d’abandonner à la nuit tombante un autostoppeur qui est devenu un ami: l’invitation pour le gite et le couvert est fréquente
  • pour voyager pour pas cher, c’est une des combines pour voyager bon marché
  • Le niveau suivant, c’est carrément de voyager sans argent, comme le raconte Benjamin Lesage
  • pour accéder aux régions peu ou pas desservies par les transports en commun, comme la Route de la Soie

Comment faire du stop

  • concevoir un itinéraire par les voies rapides, éviter les villes où on s’enlise…
  • prendre la vague de départs de 7h30
  • Prendre en compte les habitudes: conduire la nuit dans les pays chauds
  • choisir son emplacement pour lever le pouce: sécurité routière, visibilité…
  • avoir un atlas routier
  • avoir une tenue et un comportement qui inspirent confiance. « Ne soyez pas un SDF, ni un misérable qui essaie de faire pitié« . Vous êtes un voyageur libre, un voyageur scientifique.
  • ne pas être un appât non plus
  • faire du stop avec une demande personnalisée; regarder dans les yeux, sourire..
  • préciser dès le départ qu’on a pas d’argent, il semblerait que ça puisse marcher même avec un chauffeur de taxi. Si je réussis ça dans la vie, c’est champagne pour tous les lecteurs de ce blog
  • dans certains pays, comme en Afrique, la participation à l’essence va de soi. être clair sur le fait qu’on pas d’argent tout de suite, ou se mettre d’accord sur un prix
  • se couvrir correctement ( l’auteur est russe…)
  • Ne pas dormir ni boire en voiture

L’auto stop extrême

Dans les régions désertiques, on peut être amené à camper 2-3 jours au bord de la route avant qu’un véhicule ne s’arrête !

On apprend qu’il y a des écoles et des clubs d’autostop, qui font des courses à travers les continents. En particulier, Anton Krotov est affilié à l’Académie des Voyageurs Libres.

Combines pour voyager:

  • se faire un laisser-passer avec un long texte, son nom en gras, ses grades, sa photo, des tampons de toutes les couleurs, des signatures; ça peu influencer favorablement un représentant de l’autorité hésitant.
  • demander le gite dans les établissements religieux ou universitaires. à défaut, faire confiance au destin: « La police est arrivée à minuit et nous emmenés. Nous avons passé la nuit dans une pièce presque chaude et le matin nous sommes partis. Ainsi, tous nos souhaits ont été réalisés. »

Comportement en voyage

  • «  il vaut mieux que ce soit le conducteur qui parle, heureux qu’il est d’avoir trouvé un interlocuteur intéressant ».  « vous en apprendrez davantage avec cette méthode, et ça vaudra mieux que de raconter toujours la même histoire à tout le monde »
  • faire du stop avec de l’eau potable, des chewing gum,de la semoule à faire cuire avec un peu d’eau bouillante: partager.
  • En cas de difficulté, se présenter, expliquer, dialoguer. Une langue bien pendue est le bâton du pèlerin.
  • être courtois, réservé chez les habitants. Demander explicitement ce que vous avez le droit de faire; utiliser la plaque de cuisson, vous laver, envoyer un mail à votre famille ?
  • dormir dans son duvet
  • ne pas s’éterniser

Philosophie du voyage libre

Donner au monde ce qu’on espère qu’il nous donnera: «  Et quand nous serons nous même au volant, ou alors bien au chaud dans nos appartements, ou dans les rues d’une grande ville, la nôtre, et que nous aurons la possibilité d’emmener quelqu’un, ou de l’inviter à passer la nuit chez nous, ou encore de nourrir un inconnu,… nous le ferons parce que … c’est la chance de ressentir et de transmettre à d’autres ce sentiment d’universelle fraternité. « 

Finances et voyage libre

« Si vous n’avez pas d’argent, vous pouvez partir sans un sou en poche, puisque dans le monde entier tout est en abondance, et qu’il n’existe pas de somme minimale nécessaire. Les grosses sommes d’argent s’amenuisent et les deux voyageurs, le riche comme le pauvre, rentreront probablement aussi heureux l’un que l’autre, et le porte monnaie aussi vide. »

Conclusion

« Il ne faut pas attendre, pour partir, d’avoir gagné beaucoup d’argent, d’avoir été promu, ou alors vous ne partirez qu’une fois votre retraite atteinte… et puis vous aurez à vous occuper des enfants, des petits enfants, et des arrière petits enfants. C’est pourquoi, si vous voulez faire un grand voyage, il faut partir dans l’année qui vient »
« Prenez le maximum d’argent et de temps dont vous disposez, et disposez tranquillement de ces deux ressources »

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*