Ton Tour du Monde, tu le vois comment ?

« C’est bien joli d’arrêter de travailler avant l’âge légal de la retraite, mais ce Tour du Monde, tu le vois comment ? »

Tout quitter, surtout le travail.

J’en rêve tous les jours. Se mettre en état de voyage n’empêche pas les contrariétés, mais ça aide à les supporter.

Quand faire le Tour du Monde ?

En vérité, l’important c’est de partir, tous les philosophes le disent :

  • Avec ses parents (trop tard)
  • Jeune et fauché (raté)
  • Cette année comme le recommande Krotov, le voyageur libre
  • Le plus tôt possible (sûrement)
  • De façon programmée (c’est moi)

Compte tenu des obligations professionnelles, que je me crée (oui, oui), et de mon programme d’épargne, ce ne serait pas avant le 1er Novembre 2022. Mes obligations parentales me mènent au maximum à Avril 2023. Chéri chéri réfléchit, consulte la CARSAT… je ne m’imagine pas partir sans lui, mais chut, je lui mets un peu de pression !

Quand je lis les blogs de gens partis avec rien, je me dis que je peux sans problème partir ce soir,  – ou plutôt demain après une bonne nuit de sommeil. Mais comme je le répète, je n’ai pas passé ma vie au taf pour finir pauvre sans retraite, après le Tour du Monde, je veux la retraite de mes rêves. Hé oui.

Quelle durée pour ce Tour du Monde ?

Jusqu’à ce que je /on  en ait marre. Des retours à la maison pour raison familiale ou de santé ne sont pas exclus, mais seraient j’espère temporaires.

Je vois un rythme paisible, pas comme nos vacances actuelles où l’échéance du vol retour nous presse de site en site, comme à Java ou Sumatra.

Itinéraire d’un Tour du Monde.

Je me vois bien partir à pied, traverser les Alpes sur la Via Francigena, jusqu’à Rome, et y faire une longue pause ; pour cela, partir en avril paraît plus favorable que novembre. Visiter en Italie les Cinq Terres, Sienne, Pompei,  l’Etna. Remarque, ce sont là des premières destinations onéreuses. Puis partir vers l’Est, vers la Grèce, la Turquie, Peut-être la Roumanie, Bulgarie, Beyrouth l’Iran pour rendre visite à des amis, …

Je pense aussi à descendre le Danube, peut être à prendre le Transsibérien….

En pratique, la planification de l’itinéraire 4 ans avant, croyez moi, c’est le meilleur moment du périple: coller une très grande mappemonde très précise sur un grand mur. Celle où j’ai punaisé pour vous la Route de la Soie de Thubron. Poser une punaise à chaque nouvelle idée :

Le comble du raffinement, c’est de créer un code couleur des punaises. A mon grand désarroi, pas de couleurs de punaises originales sur le marché. Il faut alors les acheter blanches et les colorier soi-même avec un feutre à plastique: en voilà un blog plein de d’astuces vraiment utiles. Orange pour les volcans, turquoise pour la plongée, fil vert pour la rando, jaune pour les longs séjours, rose pour les amis… je ne laisse rien au hasard. Il ne restera qu’à relier les punaises entre elles la veille la semaine avant le départ.

Rapport à mon âge, j’aurais tendance à aller en priorité dans les endroits où les activités sont physiques (trek, plongée) et ou les pays mal dotés en terme de santé: Inde, Madagascar, Afrique. Et à garder les promenades de santé dans les pays sécurisés médicalement comme l’Ouest Américain ou le Japon pour après, mais quel après, si je voyage 7 ans, 10 ans ?

Comment se déplacer pendant un Tour du Monde

  • Le vélo: J’ai peur sur les routes avec les camions, et ça fait mal au fondement, mais je sais que j’y viendrai inévitablement, comme un choix de bon sens.
  • La marche. Comme A. Kahn et S. Tesson; j’adore marcher, je ne suis pas pressée, mais quand même, ça n’avance pas vite. Mais je commencerai par déconnecter avec une longue marche, je me vois fermer la porte à clé, et partir de chez moi avec mon sac sur le dos.
  • Le bateau, pour aller d’île en île, et aussi pour descendre les fleuves (éviter autant que possible de les remonter, pour des raisons évidentes d’efficacité): Mékong, Amazone, Congo…. Traverser les océans, bof, c’est fastidieux. Ou terrifiant, ça dépend le la météo.
  • L’autostop, surtout seule, je ne suis pas fan; je le vois comme une technique de dépannage. mais qui sait ?
  • Le car local me fait souvent rire, Chéri chéri, lui  rit moins, car il ne dort pas dans les bus de nuit. Il n’est pas assez fatigué ?
  • Le camping-car et autres voitures perso; Je déteste les road trips, je trouve qu’on finit par vivre en voiture. Je déteste le principe du camping car, truc de vieux qui permet de se déplacer comme un escargot dans sa coquille d’habitudes. Pour moi, c’est l’anti dépaysement, le contraire de l’intégration.
  • Un petit coup d’avion ça avance bien et souvent pour pas cher quand le billet est pris sur place. Je ne me l’interdis pas, bien que je culpabilise un peu rapport à mes idéaux de décroissance.
  • Le train, surtout de nuit. c’est magique. N’tant pas très attirée par l’Asie centrale, le TransSibérien me tente.

Financer un Tour du Monde

Alors là, le programme est clair dans ma tête. J’en fais un peu une  fixation, puisque c’est le seul point de l’objectif que j’ai l’impression de maîtriser actuellement.

Comment se loger pendant un Tour du Monde

Du moins cher au plus cher

Le camping, j’envisage de remettre cette option dans notre champ de conscience.

Le couch surfing. Chéri-chéri est super-contre ; je ne désespère pas l’amadouer en accueillant des gens chez nous les dernières années.

Les auberges de jeunesse et autres dortoirs : nous avons passé l’âge.

Les chambres d’hôte, gites, guest house homestay et autres : oui, oui, oui.

Des hôtels grand luxe à 40 euros la nuit lorsque j’aurai envie d’eau chaude.

Et des trucs ruineux exceptionnellement, comme au Marina Bay de Singapour

Manger pendant un Tour du Monde

Je m’interdis de vivre sur le dos de gens bien plus pauvres que moi. Je paierai ma nourriture. Pas chère, locale, sur les marchés, dans les cantines des indigènes. Faire les poubelles n’est pas une option, en tout cas à deux: avec Chéri, miam les ordures à la soupe Grimace. Et si je le faisais seule, la tête sur le billot, je ne lui avouerais pas. Trop honte. Je prétendrais plutôt que j’ai couché avec le patron d’un restaurant pour manger.

Quel est la finalité de ce Tour du Monde ?

Je ne vais pas essayer d’habiller ce projet de belles intentions pour me déculpabiliser ou obtenir des aides. Je veux juste profiter d’une liberté bien méritée pour baguenauder où bon me semble.

  • Faire des rencontres sympathiques, que ce soit d’indigènes où d’autres voyageurs
  • Rendre visite à des amis étrangers
  • Me fondre dans des villes ou des lieux qui m’ont séduite, ou qui me séduiront : Cat Ba, Boston, Rome, le Brésil
  • Respecter mon engagement peu de déchets et réduire mon empreinte écologique
  • Faire des choses dont j’ai toujours rêvé :
    • travailler dans un orphelinat de grands singes
    • m’engager bénévolement dans des assos’ (woofing)
    • Faire une retraite boudhiste

Est-ce que je reviendrai en France pour ma retraite ?

Je réserverai mes arrières et garderai ma résidence principale comme un pécule pour ma fin de vie, Mais je n’en suis pas certaine de me réinstaller en France.

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