Peur de l’eau en plongée, saison 3

Après deux plantades à l’Open Water Diver, je suis chaud- bouillante  pour valider enfin ces quatre plongées en milieu naturel. Mais chat échaudé craint justement l’eau froide !….

Re  week end plongée dans le Sud de la France. Je suis super motivée malgré le mauvais temps.  A l’aise avec le matériel, plus du tout d’anxiété sur le bateau, pas une seconde l’idée de renoncer, inquiétude raisonnable à la mise à l’eau.

Il ne restait qu’à valider 2 plongées. L’objectif était de plonger avec mon chéri comme si nous étions autonomes, l’instructeur en retrait : plan de plongée, accord sur les modalités de descente (à la boute de bouée), itinéraire, palier…

Mise à l’eau tout seuls comme des grands après le checking.

Dès la descente à la boute, mon masque prend pas mal l’eau, je demande un stop à 8m pour vider, on continue la descente, au fond à 12 m, ça se remplit un peu mais bon le vidage partiel du masque, ça me connait, de masque loué en masque prêté … et je ne veux surtout pas faire celle qui oblige tout le monde à remonter pour une petite fuite, ou, pire, de celle qui se défile au moment fatidique de l’examen.

L’instructeur m’avait demandé commencer par faire des gonflés- dégonflés de bouée avec les purges rapide hautes et basses ; tête en l’air, cul en l’air, … Et au bout d’un moment la cata, je me trouve avec le nez plein, tasse, toux, masque plein, inondation.
Je nage à la boute pour me stabiliser. Je tente de me calmer en toussant, en me disant que j’avais déjà pris la tasse en piscine, et que tant qu’on a de l’air on peut tousser. Je ne voulais pas remonter, je voulais ce foutu diplôme. Mais je n’ai pas pu maitriser l’affaire, remontée en urgence le long de la boute, freinée par mon instructeur.

Conséquences:

  • Les risques de remontée étaient heureusement faibles, après moins de 10mn à 12m, en remontant trop vite mais en toussant comme une perdue, et sous la bouée d’ancrage.
  • Comment est-ce que j’en suis arrivée là ? jupe de masque retournée probablement, car j’avais une belle fuite sur un masque qui avait été parfait la veille; et quand je l’ai remis plus tard pour comprendre l’accident, j’ai plié la jupe.
  • Qu’aurais-je dû faire ?
    • Contrôler soigneusement la position de mon masque au départ
    • Me demander immédiatement pourquoi un masque qui avait été parfait la veille fuyait autant
    • Ne pas tolérer un dysfonctionnement au départ, source de sur accident
    • Une fois en mauvaise posture, purger le gilet, quitter le masque, me pincer le nez avec ma première main, tousser sur mon détendeur en le tenant bien avec ma 2e main. Et une fois l’orage passé, remettre mon masque.??????
  • J’ai appris, et c’était le bon moment, avec mon instructeur et à l’ancrage
  • Bien sûr, je trouve cet ajournement complètement justifié.
  • J’ai découvert que la mer était belle et la plongée agréable même lorsqu’il pleut à la surface.

Difficulté à se mettre à la plongée à 50 ans.

Dur dur pour une senior (douloureuse constatation) un peu phobique de l’eau, et de tout ce qui est technique. Au final, après moult efforts, et malgré mon plaisir à être sous l’eau, je n’ai pas tenu mon objectif de valider l’OWD en 2018;  alors que cela me paraissait une formalité administrative.

Me voici entre deux eaux, avec 18 plongées au compteur et seulement une autorisation de plongée accompagnée à 12 mètres. Mais je suis plus motivée que jamais !

Et en plus j’ai le plaisir anticipé de vous rédiger une saison 4 à Bonaire au printemps…

Et finalement, je l’ai eu, mon OWD, avec compliments (je spoile).

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