Notre grand feuilleton : Course à pied : je t’aime, moi non plus.

Premier épisode: Après des années de flirt indécis avec la course à pied, et de persévérance dans l’erreur, notre héroïne décide enfin de concrétiser.

La course à pied et moi, c’est depuis toujours je t’aime, moi non plus :

 

  • Je n’aime pas courir quand il fait chaud ni quand il fait froid, ni quand il pleut ni quand il vente,  ni quand il y a de la neige.
  • J’ai cru longtemps qu’il ne fallait pas courir 2 jours de suite, ni quand on est enrhumé, ni quand on vient de manger, ni à jeûn, ni quand on a mal dormi.
  • Je n’arrive pas à me décider le soir, ni à la place du repas de midi.
  • Je crains la course en ville, en terrain accidenté, dans des endroits isolés, et sur les routes.

Vous l’aurez compris, le créneau d’entrainement est étroit .

Là, je veux bien !

Je suis incohérente :

 

  • J’ai horreur de partir courir, mais je suis fière de revenir d’une bonne séance.
  • Les blessures qui m’empêchent de courir me mettent au désespoir. Alors que je trouve très facilement de bonnes excuses pour ajourner ma séance de jour en jour pendant trois semaines.
  • Je déteste avoir l’impression que je passe mon temps libre à courir, mais j’ai du mal accepter que je ne ferai plus de course longue.
  • J’adore l’ambiance des courses, mais je n’aime pas me dépêcher. Je suis capable de papoter 10mn avec les gentils bénévoles du ravitos (véridique) avant de me rappeler que je suis dans une course.

J’ai des excuses pour ne pas progresser

 

  • J’ai commencé la course enfant avec un père qui m’a expliqué qu’il ne fallait jamais forcer ; juste aligner les kilomètres et le reste suivrait.
  • J’ai toujours estimé que ma vie professionnelle était trop fatigante pour m’imposer un entrainement soutenu, donc le nombre de joggings mensuels était inversement proportionnel à ma charge de travail.

Et au final j’ai toujours couratté, participé à quelques courses en m’économisant pour être sûre de terminer. Je ne m’imagine pas ne courant pas. J’ai des rêves de trails.

 

New York Marathon 2012

 

Il y a eu un sursaut d’énergie quand je me suis inscrite en couple au marathon de New York… 2012. Oui , vous avez bien lu : la funeste année 2012 : après des mois d’entrainement où le travail est passé après l’entrainement, je me suis trouvée sanglotant à la banque de retrait de dossards d’une course annulée au dernier moment.

 

Damned, la limite d’âge arrive avec son cortège de bobos et de regrets :

 

  • Depuis 3 -4 ans, je me fais une élongation dès que je passe 25 km par semaine.
  • J’ai le foie qu’est pas droit, et la rate, qui se dilate… sans rire j’ai des douleurs chroniques des hanches et de la fesse qui n’ont intéressé aucun médecin depuis 2 ans. Les jeunes docteurs trouvent normal d’avoir mal à mon âge. L’IRM dit que je pleurniche pour rien. Bon. C’est mieux que si on m’avait dit, madame, vous allez être contente, vous aviez raison : on a trouvé un gros cancer.
  • Je me dis que par paresse, je suis passée à côté d’un grand plaisir de ma vie

 

Et là, je lis Eat and Run. Trop beau et trop motivant, le petit Scott. Et qu’est ce que je lis ?

 

  • Il faut se faire mal pour progresser. Au fond de moi, je m’en doutais un peu, mais admettez que ce n’est pas agréable à entendre.
  • Stupéfaction, la posture en course. Papa m’a appris qu’il pour être efficace, il faut être en bascule avant pour en  recycler sa vitesse de chute pour courir…. Hé ben je découvre 40 ans plus tard que c’est tout le contraire. Qu’il faut se tenir bien droit avec le corps plutôt en arrière, les jambes se meuvent sous et en avant du centre de gravité. Un peu comme si on pédalait bien droit sur un vélo d’appartement. Les sites spécialisés sont formels, courir en bascule avant est inefficace et favorise les blessures.

Donc petit essai pour voir : je gagne 1km/heure sans forcer. Et je me rends bien compte maintenant qu’en bascule avant, les articulations des hanches sont limitées dans leur amplitude et qu’on ne peut guère accélérer. Merci papa !

 

Une nouvelle ère s’ouvrirait elle à moi malgré mon grand âge ?

Vais-je dépasser les 10km /h de moyenne ? Mes douleurs vont-elles disparaître ? Mon mollet gauche va-t-il arrêter de s’élonguer ? Courrai-je la Ronde des Douaniers en 2019?

La suite au prochain épisode.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*