Muztagh Ata, le père des glaciers, Françoise Cadoux

Les tribulations d’une jeune insouciante au Pakistan, l’ascension en catimini du Muztagh Ata, Kashgar, Lhassa: Françoise Cadoux nous ressort ses souvenirs de 1994, quand elle baguenaudait entre Chine et Pakistan, en tout bien tout honneur, avec son futur beau-frère.

Le 12 juin de l’Année du Pangolin, dans l’espace-temps entre ouverture des magasins et ouverture des bibliothèques municipales, je me ruai dans un de mes magasins de voyage préférés, à la recherche d’un livre frais.  Après des semaines en compagnie de Bernard Ollivier. Une belle couverture, un livre de femme, un petit éditeur à soutenir, c’est parti pour le Muztagh Ata.

Dans un style étonnamment vif et frais pour des souvenirs de 25 ans, Françoise nous raconte l’acclimatation du binôme à l’altitude aux abords de l’Hindou Kouch, leur rencontre avec les Kalash, peuple animiste  résistant à l’Islam au fond de sa vallée.

Puis les jeunes gens s’attaquent au Muztagh Ata en cachette, mine de rien, le jeu étant de  ne pas payer le laisser-passer obligatoire pour une ascension à 7000 m.  Cette montagne se situe en Chine, à la frontière avec le Pakistan, au sud ouest de Kasghar. Elle est posée sur le désert ouïgour entre Cordilière de Kunlun et Pamir. Elle se reflète fort photogéniquement dans le Lac Karakul.

La technique de l’expédition « Cantal – Haute Savoie », c’est de monter des camps de base successifs, jusqu’à 4000m, et après de grimper prestes et ultra-légers 2400 de dénivelé en une matinée. A réserver aux jeunes athlètes ! Quoique mon ami wiki indique « Compte tenu de sa face Ouest dont la pente est relativement douce et au climat sec de la région, il est considéré comme étant l’un des sommets de plus de 7 000 mètres les plus faciles. » en plus j’ai pas bien compris, il y a le vrai et le faux sommet, celui de nos héros et celui des tours opérateurs…

Puis nous retrouvons une fois de plus Kashgar, le marché sur la Route de la Soie où il faut être, et Lhassa.

Sur un ton léger le livre évoque sans langue de bois les questions religieuses et politiques . Ca parle de montagne bien sûr, mais ça parle aussi d’amour des voyages, ça parle de choc des religions, ça parle d’invasion du Tibet, ça parle de rencontres, avec sincérité et humour. Un livre qui se lit bien et qui donne l’impression que les plus hautes montagnes sont à notre portée…

 

 

 

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