Musée des Confluences, Lyon: Expositions temporaires

Musée des Confluences, visites guidées à Lyon

Visite des 4 expositions temporaires: Esprits du Japon, Hugo Pratt, le peuple Kalash et les Coléoptères. Le Musée propose une visite guidée nocturne des 4 expositions en une heure et demie.

L’idée générale est que sur un thème d’exposition donnée, le Musée met en valeur ses collections privées.

Le bâtiment lui même vaut le déplacement: c’est un gros nuage de métal et de verre qui reflète le ciel et le Rhône. Les volumes sont spectaculaires, l’emplacement unique, et les espaces d’exposition bien pensés. On ne peut que regretter que la Brasserie, qui aurait pu être un magnifique point de vue sur la Confluence et Lyon, se retrouve à la cave. L’espace restauration sur le toit n’exploite pas, lui non plus, ce panorama exceptionnel.

Yokainoshima, Esprits du Japon.

Il s’agit d’un exposition de photographies de costumes de procession utilisées lors de fêtes religieuses au Japon. C’est l’occasion de se souvenir que ce pays très moderne reste profondément religieux. Les photographies ne sont pas saisies lors de manifestations, mais présentées comme pour un shooting de mode. Cela crée un contraste très intéressant entre des costumes spectaculaires et des paysages dépouillés.

Yokainoshima, Esprits du Japon, Lyon

Jusqu’à Juin 2019

 

 

Hugo Pratt, Lignes d’horizon.

Les magnifiques dessins et aquarelles de Hugo Pratt, pas si voyageur qu’il n’y parait, qui s’inspirait pour ses dessins d’objets de musées, servent de support à une exposition d’oeuvres  appartenant au Musée statues, maquettes, tapis… ou prêtées,  comme le crâne de cristal. L’exposition sur Hugo Pratt est très riche, avec beaucoup de photos, dessins, aquarelles. On aurait aimé une petite vidéo-interview de Hugo Pratt; il est décédé, mais il a bien dû s’exprimer, cet artiste ?

En lieu et place il y a deux animations numériques, qui sont certainement des performances techniques: une espèce de cadre du monde animée qui représenterait les interactions des personnages de Pratt, et un espace vidéo 3D. Cela m’a paru réservé au jeune public.

Hugo Pratt, Aquarelle, Musée des Confluences, Lyon

Jusqu’à Mars 2019

 

 

Les Kalash, Fêtes Himalayennes.

Des explorateurs lyonnais ont passé plusieurs mois au contact de ce peuple qui vit au nord du Pakistan. Les rituels animistes et la vie quotidienne des Kalash ont été documentés par de magnifiques photographies. Là encore, on peut regretter l’absence de vidéos, etc. L’exposition est exiguë, ce qui ne met pas en valeur ces grandes photographies présentées en transparence comme des diapositives et les sculptures volumineuses qui ont été ramenées.

 

Statues Kalash, Musée des Confluences, Lyon

Le vécu des « reporters », une femme et deux hommes, n’est pratiquement pas  évoqué.

Jusqu’à Décembre 2019

 

Les Coléoptères

Un quart des animaux sur terre seraient des coléoptères. C’est une petite exposition, où je n’ai rien appris. Je n’arrive pas à croire qu’il n’y a rien de plus a dire sur un aussi vaste sujet ?

La plus grosse larve du monde, Goliathus Goliatus, 100 grammes, Musée des Confluences, Lyon

Beurk! la bonne nouvelle, c’est que les mangeurs d’insectes vont pouvoir se faire des barbecues ! Moi, je vais rester végétarienne.

Jusqu’à Juin 2020

 

Conclusion

Le Musée accueille des expositions temporaires très variées, qui sont l’occasion de présenter son fond propre, et de le faire connaître aux Lyonnais.

L’exposition temporaire Yokainoshima, dont le musée gardera quelques photographies, m’a beaucoup plu, tant par son thème que par la démarche  artistique.

On peut regretter le caractère superficiel de  l’exposition Coléoptères, dont on ressort sans avoir rien appris, alors que, d’après la jeune guide, un entomologiste est attaché au Musée. Un aussi vaste sujet, qui va être exploité plus d’un an, aurait mérité d’être approfondi.

Sur la forme, le principe de la visite guidée le soir à 20 heures est séduisante. Il y a peu de monde. Mais comme je le craignais, quatre expositions en 1h30, c’est trop, on passe vite, et les commentaires superficiels apportent peu. Enfin, le Musée ferme à la fin de la visite, ce qui ne laisse pas de temps pour revenir sur des points intéressants et pour profiter plus avant des expositions.

 

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