Carnet du Ladakh, Serge Safran

Un séjour à Leh avec visite des monastères boudhistes alentours puis une randonnée d’une semaine environ dans le Zanskar: Une petite lecture pour me mettre en jambe, car oui, cette année on randonne au Ladakh !

L’auteur est éditeur. Il écrit des pièces de théâtre, des récits de voyage, de la poésie et a coordonné les éditions Zulma. Armée d’une carte de la région j’ai retracé son itinéraire. Son périple à trois personnes rejoint Leh par la route de Kargil. A partir de Leh, ils rayonnent dans les différents monastères de la région en voiture : Thiksey, Sakti, Tak Tak, Kortzang, Likir, Alchi, Lamayuru. Ils dorment au monastère de Kortzang :

« Hospitaliers, ils arborent leur beau sourire. Une cellule est proposée pour passer la nuit dans ce petit ermitage, seul centre de méditation du Ladakh si près du ciel. La cellule est bien petite pour six, dont les belges, Norbert et Charlotte. Le repas, frugal, aura lieu sur la terrasse, entre étrangers. Sous les étoiles de porcelaine en feux.Sous la nuit noire et limpide. Et la plénitude des lieux. Et le plus extraordinaire, peut-être, sera de voir, par une lucarne à ciel ouvert, pendant plus d’une heure, les moines à leur prière, à leur méditation quotidienne, groupés autour de leur chok-tsé, petite table en bois, un ou deux chats sur les genoux. Cette litanie aussi de la démesure, comme un poème sans cesse interrompu et sans cesse repris, à l’amble inconnu pourtant si proche de l’alternance du jour et de la nuit.»

Puis ils reviennent à Kargil pour partir en randonnée dans le Zanskar ; parParkatchik, ils contournent le Nun Kun (7134 m), passent à Zhuldo, (Juldo, l’orthographe des noms de villes, transcrite de façon phonétique, varie d’un ouvrage à l’autre), puis Tashitsongtse. Les compères font l’ascension du Pensi-La à 4450 m. Ils rallient ensuite Aksho, Tungri, et Padum. Là, on apprend, mais un peu tard, que les ponts pour passer la rivière et rejoindre Karsha ne se trouvent pas à Padum, la capitale de la région, mais à Sani ou Tsongdé. Ils finissent par le monastère de Karsha, puis passent en fraude le col de Shengu-la et enfin retour à Manali par la route.

J’ai découvert dans ce carnet des moines boudhistes pas complètement détachés des contingences financières, des guides marchandeurs, des pattes d’ânes en train de pourrir, des paysages grandioses, que le boudhisme n’empêche pas d’égorger des moutons, l’ambiance entre touristes qui se tapent des boissons sympa dans les meileurs bars de Leh. J’ai appris que les femmes du Zanska portent lors des fêtes le perak, volumineuse coiffe, genre alsacienne, décorée d’argent, de turquoises et autres pierres semi précieuses.

Le style un peu télégraphique fait penser à une succession d’instantanés photographiques mêlant des paysages, des péripéties, des impressions, des interactions, des sensations, des atmosphères. Sur le coup, je n’ai guère apprécié la lecture, mais je dois reconnaître que je sors de ce livre avec l’impression d’un premier contact assez juste avec le pays et son ambiance.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*