Garder la motivation pour courir à 50 ans

Ou trouver le temps et la motivation pour continuer de courir à 50 ans ? Bien sûr on sait qu’il ne faut surtout rien lâcher, que toute interruption longue se paie ensuite pendant des mois. Mais la vie professionnelle est à son apogée, avec son lot de contraintes horaires, de stress et de fatigue physique. Chez les seniors, le corps et le mental encaissent moins bien tout ça. Bien que ça me coûte de l’admettre, pour les femmes le contexte hormonal n’est pas favorable.

La survenue de blessures à répétition peut encore compliquer les choses, quand il faut louvoyer entre efforts pour retrouver son niveau initial et prudence pour éviter la récidive.

Senior: Pourquoi continuer de courir

Le sport Pour le moral.

Effet magique de endorphines, après avoir couru on est heureux. Pas seulement parce que ça fait du bien quand ça s’arrête, comme les coups de marteau sur les doigts: profondément heureux. Les soucis et problèmes n’en sont plus vraiment, ils flottent à la surface de la conscience sans entrer en profondeur dans le cerveau.

Lutter contre l’insomnie

Franchement, après une bonne séance de sport dans la journée, couché pas trop tard avec un bon livre, qui résiste au sommeil?

Gambader pour l’estime de soi.

Plus on avance en âge, plus on éprouve de la satisfaction à maintenir voire améliorer ses performances. En persévérant dans l’entrainement on creuse l’écart avec les sédentaires qui commencent à parler arthrose à l’apéro. On a le sentiment de rester du côté ascendant de la courbe de la vie.

Le jogging pour garder la condition physique

S’entretenir pour être en capacité de vivre ses rêves. Courir 25 km par semaine permet d’envisager confiant un trek de deux semaines, sans peur du dénivelé ni de l’effort cardiaque induit par l’altitude.

Courir pour maintenir son poids.

La femme de 50 ans tend à grossir. Les mauvais réflexes de grignotage, de préférence sucrés, pour compenser les frustrations diverses de la vie, ne pardonnent plus. La masse musculaire fond, alors que la peau relaxée laisse la place à de moches capitons partout. Si on veut en rester à de moches petits capitons, sans que ça devienne de grosses bouées ballottantes, il y a intérêt à faire attention. Courir une heure, c’est dépenser presque 500 calories, alors que la ration journalière est à peine de 1500. Ca veut dire pouvoir augmenter ses apports de 25% à l’aise: c’est énorme et ça fait toute la différence. En plus on se fait des muscles, bref c’est une nécessité.

Se bouger pour capitaliser sur sa santé future

Ca ne sert à rien de préparer sa retraite frénétiquement si on doit la passer essouflé dans son canapé. Courir, c’est entretenir ses capacités cardiaques et respiratoires. C’est solliciter ses os pour qu’ils restent bien calcifiés et éviter l’ostéoporose. C’est travailler son équilibre.

S’entrainer parce que l’ambiance des courses est géniale.

C’est plein de gens dynamiques et enthousiastes. Les grandes problématiques du siècle y sont abordées sans langue de bois: « t’as essayé les drops négatifs ? » ; « tu retentes le Marathon du Mont Blanc ? » « tu mixes avec du vélo, toi ? » Si loin devant on bataille pour le podium, dans le peloton, on est tous copains de galère, et la seule personne à battre, c’est soi même: ne pas faiblir, essayer de tenir 10, ou  9,5 ,  oh et puis zut 9km /h.Et après l’effort, fatigués et contents, on se bourre de pain d’épice et de tucs dans une bonne odeur de transpiration.

Trouver du temps pour faire du sport

Quand on est cadre, c’est chouette, la quantité de travail est à peu près illimitée. La semaine de 4 heures est une grosse blague. On peut donc très facilement se trouver une activité urgente importante, à avancer, au lieu de partir en catimini avec son sac de sport. Pourtant, là, le courage ce n’est pas d’ouvrir le dossier Duchmol à 17h30. Le courage c’est de prendre un quart d’heure pour mettre au clair son programme du lendemain, de se mettre le cerveau en mode décompression motivation et d’aller au sport sans réfléchir. C’est encore plus compliqué quand on doit prendre le train à 6 heures et revenir à 20 heures.

Et puis en pratique, ménagère de plus de cinquante ans, les soirs de semaine, on commence par endurer les transports en commun. Puis on fait la queue dans une épicerie bio où des mamans bobo, qui, elles, ont arrêté de travailler pour se consacrer à leurs enfants, donnent de longues leçons de relaxitude et de dialogue en pleine conscience avec la caissière…

Ou alors pour avoir l’impression de vivre un peu, on se prévoit une petite sortie. Mais le lendemain, on sera juste bon à travailler, et hop gros dodo compensatoire.

Le week end, on a envie de voir les copains, de se faire des bons gros restaus, de se coucher trop tard et de trainer un peu vaseux tout le matin. Sinon, quand ? Et puis, on s’est tenu la bride toute la semaine au travail  pour avoir l’air dynamique et enthousiaste face à des projets crétins, pour faire risette à des N+1 qui se moquent de nous, pour essayer de gérer les plus jeunes qui ont lu la semaine de 4 heures,  et pour supporter en toute relaxitude et pleine conscience des clients irrascibles… Donc, la fin de semaine, on a envie de se laisser vivre un peu.

En vacances, on prévoit de se dépasser, de randonner trop haut ou de nager trop profond, et donc on l’impression de faire sa dose de sport. En plus pour être champion de sac minimaliste, il ne faut pas rajouter au dernier moment les chaussures de running, le t-shirt technique, le soutien gorge, les chaussettes, la montre connectée. Voire pour certains pays mesdames, le pantalon de survêtement, le pull manches longues et le voile.

Alors on court quand ??? et ne parlons même pas du stretching, indispensable mais barbant comme ce n’est pas permis.

Organiser sa vie sportive de quinca

Quel sport pratiquer à 50 ans ?

Pour progresser en course à pied, il faut courir trois fois par semaine (source: Jogging International)
Pour éviter les blessures, il faut faire autant de stretching, à distance de l’effort (source: mon ostéopathe): deux fois par semaine on va dire.
Pour éviter de surmener les articulations, il faut faire des activités portées, vélo ou natation, une ou deux fois par semaine (source: un pote médecin du sport)
Pour maintenir sa musculature, il faut faire de la musculation deux fois par semaine (source: garder la forme à 50 ans et plus).
Pour sortir de sa zone de confort, il faut découvrir des activités nouvelles (source: magazine Pleine Vie).
Et puis tu devrais t’inscrire à la zoumba avec moi (source: une bonne copine)
Et puis, vous avez pensé au yoga ? (source: le médecin du travail)
Et puis, c’est quand qu’on se fait un week end plongée ? (source: chéri-chéri)

Impeccable.

De là à penser qu’il faut réserver 1 à 2 heures par jour au sport, il n’a qu’un pas. C’est un investissement qui se discute, et puis on peut convenir que le sport, ce n’est pas que du sport.
Le soir, c’est de la détente, une soupape entre le stress du travail et la soirée. Ou le matin c’est un énorme coup de boost et l’assurance d’une excellente journée.

C’est de la socialisation, par des rencontres à la muscu, ou pratiqué avec la copine sus citée: « tu devrais t’inscrire à la muscu avec moi ».

Cà pourrait être autant de temps volé aux écrans, parce que la vérité, c’est que si je convertissais le temps passé devant un écran en sport, je serais tri-athlète de haut niveau. Le problème c’est le timing. Le temps devant les écrans c’est de 20h30 à 22H, et là, les piscines sont closes, il fait nuit pour courir…

Le tout est de rester motivée dans la durée:

Ma course du trimestre:

« Trail  » plat, 8km, 52 mn, allure 6:35 /mn  —-   scratch: 85e / 114.  ——  28e F/51.

Allez, je vais courir, les gars. Et vous?

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