Eat and Run, Scott Jurek.

«  Ce qui vous définit ce n’est pas votre but, c’est ce que vous mettez en œuvre pour l’accomplir »

Scott Jurek est un gigantesque champion d’ultra trail, il commence à s’intéresser à une course à partir de 100 miles = 160km.

Il a participé à une multitude de courses  prestigieuses  et a gagné souvent:

  • La Minnesota Voyager
  • La Western States
  • La Badwater
  • La Miwok
  • La MacDonald Forest
  • L’Ultratrail du Montblanc
  • La Spartathlon

 

Pourquoi ce titre Eat and Run ?

Scott Jurek est végétalien, donc il consomme des végétaux uniquement, sans produit laitier, ni œuf ni poisson. Et quand il dit que ça ne pose pas de problème pour courir, je le crois sur parole. Il propose plein de recettes dans son livre. Le bon côté c’est que ce sont des recettes de mec américain pressé, donc c’est pas compliqué : on met les ingrédients dans un saladier, on touille, des fois on cuit et voilà.

J’ai retenu les recettes du chili sin carne, le hamburger lentilles champignons…

Je vous offre la sauce au curry rouge et aux amandes qui est fameuse:

1/2 tasse de beurre d’amande

1/2 tasse d’eau

1/4 de tasse de jus de citron 

2 cuillers à soupe de miso

1 cuiller à soupe de coriandre fraiche hachée

2 cuillers à café de pâte de curry Thai rouge

1 cuiller à café d’oignon en poudre

1/2 cuiller à café d’ail en poudre

1/2 cuiller à café de gingembre moulu

Moi j’utilise  tous les ingrédients « en poudre »  sous forme hachée fraiche.

On trouve quoi dans Eat and Run ?

Scott Jurek raconte comment la course a structuré sa vie, les rencontres qui l’ont construit, ses courses, ses angoisses métaphysiques.

On découvre un homme torturé qui dans sa jeunesse cherche à fuir purement et simplement ses questionnements par la course à pied.  Puis avec la maturité, il est en quête des solutions. Il en résulte une ambiance un peu mystique bouddhiste sur les bords. Ca reste raisonnable, et je ne conçois pas qu’on arrive à ce niveau d’excellence sans croire en quelques choses. Et il a des valeurs qui me plaisent.

J’ai découvert l’existence des « pacer » sur les grandes courses. Ce n’est pas un coach à proprement parler. Il n’est pas forcément là toute l’année pour l’entrainement. C’est le gars qui suit, qui est là aux moments clés de la course, à partir du 60ème km environ (ça dépend des règlements des courses je suppose) pour vérifier que le coureur se sustente comme il faut, le recadrer quand il n’est plus trop lucide, s’assurer qu’il pisse clair et trouver les arguments pour le faire redémarrer quand ça va mal et accélérer encore quand ça va bien :

«  – C’est pas en restant le cul dans la poussière que tu vas gagner cette putain de course. Allez, Jurker, lève-toi, bordel!

Je me suis levé, j’ai essayé de courir, j’ai failli tomber.

– Allez Jurker, insisté Dusty, on va juste marcher un peu, faire une petite ballade dans le désert.

On a fait quelques pas et, au bout d’un moment, Dusty a dit :

– Allez on court sur 5 mètres, comme dans les cours de ski de fond (de leur adolescence) juste quelques « bas de badineur », en imitant l’accent de notre entraineur russe. Ca m’a fait rire aux larmes et j’ai eu toutes les peines du monde à boire sans m’étrangler. »

On trouve dans ce livre les notions de physiologie du sport digérées par Scott, avec un développement très clair des conséquences pratiques pour le coureur d’ultra.

Faut-il lire Eat and Run ?

J’ai trouvé de livre très agréable à lire et super-motivant. Il m’a confortée dans mon choix du végétarisme : j’ai réalisé un peu piteuse  que mes trois joggings par semaine ne peuvent pas cautionner pas mon exception hebdomadaire au régime végétarien.  Scott Jurek m’a convaincue d’arrêter mes joggings de fonctionnaire et de me faire mal à l’entrainement.

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