Carnet de Corée, Serge Delaive

Il s’agit de la retranscription de notes et photographies issues de trois voyages en Corée du Sud, motivés par les origines coréennes de l’épouse de Serge Delaive.

L’auteur a déjà à son actif deux voyages en Corée à la recherche de la mère de son épouse, qui a été abandonnée puis adoptée dans la petite enfance. Il reviennent cette fois avec leurs enfants pour leur faire rencontrer cette moitié de leurs origines.

Nous recevons des instantanés du pays sous forme de paragraphes percutants. Les photographies sont belles.

Les commentaires sur l’adoption dans les années 70 sont très critiques; ils ont relevé des mensonges sur les conditions d « abandon » et l’âge des enfants. Ces irrégularités et le nombre d’enfants proposés font que la démarche s’apparentait plus à un commerce d’êtres humains qu’à une démarche humanitaire:

 » A la fin des années 60, les enfants coréens présentaient le meilleur rapport qualité prix du marché, ils étaient vite servis, et culturellement acceptables en Occident. Alors ils ont été livrés en masse. Selon les études qu’elle a menées, et contrairement aux idées reçues, seules 30% des familles ayant abandonné un ou des enfants vivaient alors dans la pauvreté. »

Sites touristiques en Corée du Sud

Un certain nombre de sites remarquables de Corée sont visités: Le Parc de SoraksanGyeongiu, Busan et ses iles paradisiaques, l’ile Jeju.

Ces sites ne sont évoqués qu’à travers le prisme de la dynamique familiale.

En pleine réflexion sur la destination de cet été, de ces paragraphes juxtaposés, ne connaissant pas du tout le pays, je n’ai pas réussi à me faire une vraie opinion sur ce pays et l’intérêt de s’y rendre.

Conclusion

Plus qu’un livre de voyage, ce livre est un tome la mémoire de la famille de l’auteur. Les aspects psychologiques et relationnels liés à la problématique de l’adoption sont au premier plan.

Pour se faire une opinion sur l’attrait de la Corée pour un voyageur, mieux vaut une bonne conversation des gens qui y ont vécu. On comprend alors mieux la juxtaposition des cultures et des temporalités, non seulement à Séoul, ville monstrueuse de 10Ms d’habitants où on passe de quartiers très traditionnels et pittoresque, à d’horribles zones industrielles, à des marchés de l’électronique du futur, mais aussi dans tout le pays. La campagne passe du bétonné à des forêts brumeuses avec des temples, tous identiques, parce que reconstruits après la dernière défaite militaire du pays.

 

Editions de la différence, 2012

 

 

 

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