Comment voyager seule quand on est petite, blonde et aventureuse. K Astafieff

Il ne s’agit pas des éternels conseils destinés aux femmes qui voyagent seules, genre acheter du vernis qui vire au contact des drogues.
C’est une succession d’histoires marrantes qui sont arrivées à l’auteure, en Russie, en Chine, en Afrique, à Singapour, et même dans les Vosges. Elle démythifie le voyage, dans l’autodérision et l’ironie.

Je ne spoile pas, mais par exemple voir comparer le TransSibérien en troisième classe (grand wagon couchette où tout le monde vit ensemble), à une grande pyjama party, ça me fait mourir de rire.

Le style est vif , et efficace.
« Les crachats des chinois: « Un autre homme en face de moi crache sans cesse dans un sac plastique. Ecoeurant. Mais au moins a-t-il été prévoyant et évite-t-il à la vue de tous la consistance de ses exsudats personnels.Il met aussi ses doigts dans son nez. Charmant. Il se triture les narines, observe ses trouvailles, tout en mangeant des biscuits. Miam miam. Et voilà qu’un autre lascar dans l’allée, qui a fini sa soupe, après l’avoir mangée à la chinoise, en faisant le plus de bruit possible, nous fait l’honneur d’un magnifique rototo.
Tiens, un raclement de gorge un peu plus aigu que d’habitude. Mollard généreux d’une jeune femme debout. Mon voisin se cure le nez avec un morceau de papier toilette. Du progrès ! »

Une bonne lecture rigolote, sans prise de tête, et qui donne malgré tout envie de repartir.

 

 

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