Avion: l’arnaque des changements d’aéroport.

Vous préparez un week end prolongé, avachi dans votre canapé, un peu tard le soir. Chic, un Lyon-Rome super pas cher, avec une correspondance à Milan, hop, c’est décidé, acheter, payer.

1. La surprise: La correspondance part d’un autre aéroport.

Le jour J, vous atterrissez à l’aéroport de Milan Milpensa (MXP), détendu, avec une heure pour changer de vol. No problemo. Sauf que, vous avez beau lire le tableau des départs de haut en bas et de bas en haut, votre vol Milan-Rome n’est pas affiché. Pas retardé, pas annulé, carrément pas là. Beaucoup moins détendu, vous prenez des renseignements, dans votre italien ou anglais approximatif, et découvrez en cinq minutes (de trop) qu’il y a un autre aéroport à Milan: Linate (LIN). Si, yes, il y a une navette: tous les quarts d’heure, et le trajet dure environ une heure, dépendant malheureusement du traffic sur le boulevard de ceinture.
Là, vous êtes content d’être marathonien, vous sautez dans la navette, mettez une heure dix pour rejoindre l’aéroport. Vous arrivez à l’aéroport une demi heure après votre heure de départ théorique. Heureusement, votre vol, lui, a une heure de retard. Premier avertissement sans frais.

2. Distance sous-estimée entre les aéroports de l’escale.

Quelque mois plus tard, on va en Bolivie au Pérou. Par Air Canada. A l’aller, un changement à l’aéroport de Montréal, normal. Echaudés par expérience précédente, on avait un peu tiqué sur l’itinéraire du retour: Lima-Toronto (YYZ), 6 heures d’escale, puis Aéroport Hamilton (YHM)-Montréal, et enfin Montréal- France. On avait jeté un oeil à Google map, cru voir comme 10km de voie ferrée entre les deux aéroports de Toronto, on s’était dit que c’était comme aller de Roissy à Orly. Et on avait six heures de correspondance, alors…

Le dimanche du retour, on atterrit après une nuit blanche d’avion à Toronto. On cherche, entre les affichages « taxi », « bus », « toilettes », « point rencontre », un panneau genre « navette aéroport Hamilton » qu’on est en droit d’espérer dans un pays civilisé. Rien. On va au kiosque Information, et là, stupéfaction: jamais entendu parlé de l’Aéroport Hamilton !!  On erre, on va à une station de taxi privés qui nous annonce qu’il y en aura pour 120 dollars. Un peu énervés, on revient au stand Information, et on les somme de nous trouver 1) l’Aéroport de Hamilton, et 2) un moyen de transport public pour y aller, vu que quand même c’est Air Canada qui nous a vendu ce super plan. L’employé bien grognon a fini par nous trouver un bus public pour Hamilton. Un bus qui nous fait visiter des dizaines de  kilomètres de centres commerciaux, qui a bien stoppé partout, pour rallier la sympathique bourgade de Hamilton où il nous jetés en plein centre ville, un dimanche après midi, à 14 heures. Désert. En interrogeant les quelques pauvres passants qui n’avaient pas de famille pour partager le déjeuner dominical, on finit par découvrir un arrêt du bus pour l’aéroport. Ce qui était plutôt une bonne nouvelle, parce qu’on avait encore, à ce moment là, aucune preuve scientifique que l’aéroport Hamilton se trouvait à Hamilton. Je vous rappelle que la gare de Lyon, elle n’est pas à Lyon. On poireaute une heure, on finit par lire les horaires dépenaillés et délavés: pas de service le dimanche. Désespérés, on cherchait une solution, …. quand le bus est arrivé. Un chauffeur absolument odieux a finalement, après moult supplications, consenti à nous prendre bien qu’on n’ait pas l’appoint en monnaie (pas de distributeur qui serve 5,6 dollars exactement). Le bus a stoppé vingt minutes sur une aire de repos  » parce qu’il était en avance ». Et nous sommes arrivés échevelés, épuisés, exsangues, excédés, à l’aérodrome de Hamilton, petite structure rurale et familiale d’où partait effectivement un petit avion pour Montréal. Croyez le, c’est notre pire souvenir de déplacement après 4 semaines à crapahuter en Bolivie et au Pérou.

3. Le changement d’aéroport de Roissy à Orly, c’est facile?

Week end à Florence. Chéri chéri a pris les billets, a annoncé au retour on change d’aéroport, on va de Roissy à Orly, on a 3 heures 30. Je maugrée que moi j’aime pas trop les changements d’aéroport, mais bon. Hé bien, ça se fait. Mais:

  • Soit pour 15 euros par les TER et Orlyval, 75 minutes annoncées, sauf travaux, bagage abandonné, incident passager ou autre contre-temps.
  • Soit vous prenez Le Bus Direct, qui pour la somme modique de 22 euros par personne, vous fera subir les aléas du périphérique parisien, et mettra plus de deux heures (contre une heure annoncée) pour rallier Orly .

Moralité, plus jamais ça. On risque de rater sa correspondance, et  à mon avis, rien ne garantit que la compagnie aérienne remboursera le vol manqué. On paie des surcoûts de transport, voire une boisson, un casse croûte. Et en plus on se met la rate au cours bouillon. Le changement d’aéroport entre deux vols, plus jamais ça.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*