A 50 ans, la tentation du vélo

Entre quincagénaires, il y a forcément un moment où la question du vélo se pose. Les copains sillonnent la France à bicyclette. On peut avoir le triathlon qui chatouille. Ou alors, plus médicalement, parce que à 50 ans, on peut alterner deux roues et course à pied pour soulager les articulations, ou parce qu’on entrevoit qu’un jour on ne pourra plus courir. Et si c’était le moyen de transport idéal pour partir autour du monde ?

Le vélo, sport idéal pour les seniors

Le vélo, on le dit et le répète, est un sport en décharge, sauf pour le périnée. Les articulations travaillent sans heurts, chevilles genoux hanches et lombaires sont entretenus sans jamais être en surpression. Le cœur et le système cardio vasculaire peuvent être poussés à fond sous réserve d’un feu vert médical. L’effort est modulable, en jouant sur le dénivelé, la vitesse, le pignon et la durée; de la ballade de santé en terrain plat à la compétition. Voire l’épreuve du Tour de France organisée pour les amateurs pour les plus aguerris.

On peut choisir son terrain, ville pour aller au travail, route, ou chemins pour les VTT. En salle, contrairement à la course à pied sur tapis, l’effort de pédalage est comparable au vrai vélo.Les personnes qui se remettent au sport pourront faire de belles sorties à l’aide des vélos électriques. Certains vantent le confort des vélos couchés.

Pour ceux qui sont définitivement inaptes à la course, le passage au vélo est la solution pour garder le plaisir d’un sport d’endurance à pratiquer, seul ou à plusieurs, en plein air. Le problème c’est que c’est un sport chronophage. Il faut les caser dans l’emploi du temps, les demi journées (au moins) de cyclisme.

L’ajout de vélo à un entrainement de course à pied est de plus en plus recommandé : il permet de faire du volume en endurance et des séances en puissance sans casser la mécanique. Ajouter une séance de cyclisme pour trois sessions de course à pied, c’est la dose que la faculté recommande pour l’entrainement en vue d’un marathon.

Si on nage bien, il y a la tentation du triathlon. C’est passer à un entrainement plus complet, prenant en compte le haut du corps, pour équilibrer la silhouette. Ca permet de varier les activités pour éviter la monotonie. C’est avoir fait ça au moins une fois dans sa vie, pour éviter les regrets. Quand je regarde les petites épreuves, genre « S », 750 m de natation, 20km de vélo et 5 de course, ça paraît à mon niveau. Et même « M » : prétentieuse.

Voyager à bicyclette

On a tous des copains qui voyagent à vélo, de une semaine dans l’hexagone, à deux semaines au Viet-Nam. Il y a les fous qui suivent les pipeline, comme Sylvain Tesson: éloge de l’énergie vagabonde. On a bien envie de se balader avec eux, et aussi à deux. C’est vrai que le vélo, ça va plus vite que la marche, et on sent moins le poids de l’équipement.

Partout, des routes qui donnent envie de pédaler

On avance bien, de l’ordre de 40 à 80 km par jour, très dépendant du dénivelé, rien à voir avec la marche. En réponse au développement du cyclotourisme, des routes dédiées sont organisées, comme la eurovelo 6, qui va de l’Atlantique à la Mer Noire (compter deux mois). Il y a aussi des guides et des applis qui proposent des itinéraires adaptés aux deux roues.

Des pistes cyclables dans toutes les villes européennes

Plein de gens traversent des continents à vélo et paraissent très satisfaits, comme  Prouvost à travers l’Amérique du Sud : c’est une option qui permet d’être autonome, d’aller là où personne ne va.

A vélo, aller là ou presque personne ne va

Le capital sympathie, comme pour le marcheur, est élevé. Le voyage est possible en famille, avec les remorques, porte-bagage, tandems. Les limites que j’y vois, ce sont :
– l’encombrement du vélo qui rend compliqué voire impossible le recours à d’autres moyens de transport : bus, barque, autostop…
– le risque de vol du vélo avec tout le chargement m’inquiète
– les problèmes de casse , crevaison doivent s’anticiper voir les problèmes de rayons d’Emmanuel Ruben le long du Danube !
– Il y a des routes juste infréquentables pour les cyclistes comme pour les piétons.

Le vélo, c’est écolo.

C’est une évidence pour aller travailler, avec son vélo personnel ou les velib, velov, et autre bicyclettes partagées. Ces dernières éludent les problèmes de stabulation et de protection contre le vol.
Pour partir en week-end, en vacances, c’est séduisant.
Bon, il faut pédaler un certain temps pour remplacer un petit coup d’avion.

Conclusion.

Chéri-chéri envisage fortement le vélo, et en compagne docile (!), et surtout pragmatique, je me prépare à l’idée.

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