20  conseils pour tenir ses objectifs.

Nous savons tous que pour accomplir nos rêves et être satisfaits de notre vie au moment des grands bilans, il faudra faire des efforts en terme de santé, de travail, d’apprentissage de nouvelles compétences, etc.

Malgré la multiplication des conseils en développement personnel, rares sont les personnes capables de se fixer des objectifs et de les respecter sans faillir au fil des semaines, des mois, des années. La plupart des gens savent ce qu’ils devraient faire, y arrivent plus ou moins, abandonnent pendant un temps, avant de se reprendre. Le temps passe et rien ne change.

Evidemment, les résultats, qu’il s’agisse d’études, de sport,  de finances, de régime ou de l’apprentissage d’une langue étrangère, dépendent de la régularité de l’engagement. C’est à dire du pourcentage de fois où on maintien le cap qu’on s’était fixé, par rapport aux fois où la tentation d’une satisfaction immédiate aura été la plus forte.

Je vous propose 20 conseils pour vous aider à tenir vos objectifs.

1. Préciser son objectif.

Pourquoi prenez vous cet engagement ? Quel est votre objectif final ? Quels avantages à court, moyen et long terme en attendez vous ? Au contraire, qu’arrivera-t-il si vous échouez ? Dans le cas d’un étudiant cela peut donner :

Avantage à court terme : « Mon objectif est de travailler mes cours au fur et à mesure, parce que j’assimilerai plus facilement, donc j‘aurai moins besoin de réviser le week-end »

Avantage à moyen terme : « si je réussis tous mes examens en juin, je n’aurai pas besoin de réviser pour le rattrapage septembre. Cet été j’aurai le temps de travailler pour un salaire qui me permettra de  m’offrir de belles vacances »

Avantage à long terme :« Mon objectif principal est d’ exercer plus tard le métier qui me correspond et bien gagner ma vie »

Que se passera-t-il si je ne tiens pas mes objectifs ? « Si je ne travaille pas, je vais devoir repasser les épreuves en septembre. Si je n’arrive pas à me forcer à travailler en hiver, alors que tous mes amis sont devant leur bureau, je ne vois pas comment je me forcerai à travailler quand le soleil brillera et que toutes les tentations seront là. Je vais gâcher mon été, et je risque même de redoubler mon année. »

2. Annoncer son objectif.

Exposez vos intentions et votre objectif auprès de ses amis, de ses proches, de ses collègues éventuellement.

«  Les soirs de semaine, je les réserve pour travailler mes cours : inutile de me proposer des activités, je veux tout valider à la session de juin »

3.Trouver des compagnons de route.

Notre étudiant a bien des copains qui ont les mêmes objectifs et qui sont prêts à s’engager dans la démarche ? On se tient au courant de ses progrès, on se soutient, on s’interdit de se proposer des tentations inutiles.

4. Se fixer des objectifs raisonnables.

Je ne parle pas ici d’un défi sur une période donnée, mais d’un changement à long terme des habitudes. Zéro sucre pendant un mois, c’est un défi qui ne résistera pas à l’épreuve de la réalité. Se limiter à 3 sucres par jour, c’est un objectif de vie atteignable. Il est fondamental de se fixer des objectifs raisonnables. On ne tient pas un régime à 500 calories par jours. On n’assimile pas vraiment une langue en 1 mois en se dépêchant.

Notre étudiant ne peut pas décider de travailler intellectuellement et d’apprendre des pages par cœur pendant 14 heures par jour. La limite raisonnable est de répéter au maximum 3 à 4 sessions de 2,5 à 2heures par jour, selon ses capacités de concentration.

5. Se fixer des objectifs en terme de comportement.

J’entends par là que les objectifs fondés sur des résultats purs peuvent être décourageants. En effet, au gré de l’énergie ou de la fatigue, des efforts réguliers ne donnent pas des résultats linéaires. Notre étudiant va plancher sur ses maths plusieurs soirs sans résultat très probant, et une nuit, à force de régularité, d’assimilation, la compréhension et l’intégration des données plusieurs fois répétées vont lui venir.

6. Ne pas dire jamais ni toujours.

C’est particulièrement vrai pour des objectifs à long terme qui s’entendent en terme de privation : ne pas dire, je ne mangerai plus jamais de chocolat, et ceci, à vie. C’est désespérant. Plutôt se fixer une portion limitée intégrée dans le menu de la semaine.

7. Formaliser ses objectifs

Prenez un cahier, un tableur, une application dédiée, et notez précisément ce qui doit être fait et quand. Notre étudiant notera par exemple dans un agenda papier de revoir ses cours systématiquement à J3, le soir en rentrant de la fac, pendant 3  heures, et de faire un week-end complet de révision intermédiaire par mois (deux fois 8 heures).

8. Avoir des pensées positives.

Au lieu de : « il fait beau, tout le monde est dehors, et moi je n’ai pas envie de rester enfermé devant mon bureau » Penser plutôt : « mes concurrents de concours sont tous à trainer au soleil, pendant ce temps je vais travailler dur et creuser l’écart » ou « pas grave, cet été ce sera mon tour et j’aurai la conscience tranquille parce que j’aurai mon diplôme en poche ». Se faire un petit mantra à se répéter comme en auto hypnose, du genre « je travaille, je m’améliore, je réussis »

9. Créer une routine.

Je rentre de cours, je mange quelque chose, je me mets en tenue confortable et je m’y mets directement sans réfléchir. La routine, en ne laissant pas l’occasion de remettre en question les actes à réaliser et peut-être de se dérouter de l’objectif, aide à persévérer dans la durée.

10. Commencer l’action petitement.

Surtout si la tâche à accomplir décourage par son ampleur ou sa difficulté, ou est rébarbative. Pour notre étudiant, commencer par souligner les têtes de chapitres ou faire une fiche de révision permet de se mettre en condition. Souvent l’appétit vient en mangeant.

11. Etablir un suivi quotidien.

Noter sur un cahier, un tableur, une application, ce qui doit être fait jour après jour. Ainsi, toute action non réalisée devra être rattrapée ou sera perdue à jamais. Le cours de math X non étudié à cause d’un anniversaire, sera à faire le dimanche après midi de la même semaine, ou le retard s’accumule, et on voit bien qu’on ne pourra jamais le rattraper.

12. Anticiper les moments à risque.

Certaines personnes sont capables de tenir un objectif de façon rigoureuse sans hésitation. Elles ont raison. pour d’autres, comme moi, il faut gérer la tentation de la transgression. D’abord, ne pas laisser la vilaine petite voix tentatrice développer ses arguments. Passer tout de suite à d’autres pensées. anticiper la satisfaction qu’on aura à avoir fait les choses. Cette petite voix, comme un petit enfant capricieux, abandonnera ses caprices si on ne la prend jamais en considération.

« Le vendredi soir est réservé au travail des cours du mardi. Ce n’est pas négociable. Tous mes amis le savent. Je me rends injoignable le vendredi pour ne pas être tenté. »

13. Réfléchir avant de transgresser.

Ce vendredi soir on me propose au dernier moment d’aller à un concert. L’idéal, bien sûr est de couper court et de refuser immédiatement.

En aucun cas je ne dis oui immédiatement au copain qui m’a invité. Je lui dis que je réfléchis, que je le rappelle dans une demi heure.

14. Noter avant de transgresser.

Noter avant de craquer qu’on le fait. Et aussi pourquoi on enfreint la règle qu’on s’est fixée, et comment on compensera cet écart.

Je note dans mon agenda que les révisions prévues ce soir sont reportées à dimanche après midi, à la place de ma sortie à vélo, « parce que ce soir c’est le dernier concert des trucmuches, et qu’il n’y a aucun moyen de le voir en différé et que si je rate ça je ne m‘en remettrai jamais, alors que tenir mes engagements vis à vis de moi même c’est secondaire, et tant pis j’annule le vélo du dimanche avec les copains qui me fait tant de bien ». Souvent, se préparer à écrire pourquoi on va renier son engagement et les conséquences de cet abandon fait réfléchir et ramène dans le droit chemin.

Je parle là d’une proposition de dernière minute. Si c’est prévu à l’avance, on tombe dans le chapitre précédent ni toujours ni jamais. Je ne dis pas « je ne sortirai jamais le vendredi soir pendant un an».

15. Procrastiner, reporter, négocier.

Reporter la transgression à plus tard. Tenir bon. « Tu aimerais qu’on aille au cinéma ce jeudi, je ne peux pas, mais on en reparlera samedi ? » Dans le cadre d’un régime, « j’ai envie de chocolat, j’attends et je m’en achèterai du délicieux samedi». C’est plus facile à s’imposer à soi même qu’un refus définitif. Entre temps la volonté aura certainement repris le dessus, ou l’écart sera intégré dans le compte calorique de la journée.

16. Limiter les dégâts.

« Je ne peux pas me retenir d’aller au cinéma, alors à la dernière séance et je travaille une heure au lieu des trois prévues avant d’y aller» Dans la poursuite d’un objectif, tout lâcher en se disant foutu pour foutu, c’est la facilité, une mauvaise excuse. Reprenez le contrôle le plus vite possible.

17. Maintenir le cap après un craquage.

Ce n’est pas parce qu’on a craqué une fois qu’il faut tout lâcher et en profiter pour abandonner et se lâcher la bride jusqu’au prochain sursaut de volonté. Au contraire. C’est la persévérance qui paiera.

18. Noter ses progrès.

J’ai prévu de travailler et de réviser 20 heures par semaine. Je fais des courbes, ou des colonnes ou n’importe quoi sur le support de mon choix avec le résultat attendu et le résultat réalisé.

19. Assortir cette contrainte de compensations.

Je m’astreins à travailler dur, mais en échange, pendant le temps libre, c’est détente complète, je ne pense pas aux études et je ne parle pas du travail.

20. Connecter l’estime de soi à sa volonté.

Tenir bon dans la durée et valoriser son aptitude à tenir ses engagements, y penser de façon très positive comme à un gage de réussite personnelle à venir (ce qui est vrai). Se féliciter des efforts réalisés. Tenir bon car c’est à ce prix que vous serez fier de vous et que vous maitriserez votre vie.

 

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