10 principes pour concilier voyage d’affaire et tourisme

Ou le « bleisure», contraction de business et leisure, pour les nuls. Congrès, audit, voyage de formation, selon votre profession les occasions de voyages d’affaire peuvent être nombreuses. Vous êtes face à une spécialiste. Pas un déplacement sans que je n’écrive un article de tourisme pour ce blog. Dernier exemple que je vais examiner pour vous, un audit à la Réunion.

  1. Renseignez vous tout de suite sur la valeur touristique de la destination

Est-ce la bonne période pour le tourisme ? Les organisateurs d’un congrès peuvent privilégier la période creuse, la saison des pluies par exemple, pour avoir des tarifs plus avantageux ! là, c’était la saison des pluies: temps couvert, puis battante 4 fois par jour… j’étais contente de ne pas avoir payé le billet.
Quoi voir, quoi faire sur place, (parfois pas grand chose) quel est le temps nécessaire ? Pour la Réunion par exemple je souhaitais retourner au Piton de la Fournaise qui m’avait émerveillée lors d’un trek il y a quelques années. L’île à contourner du nord au sud, une journée de marche au maximum, hébergement possible au gite du volcan, retour à St Denis, il faut un week-end.

 

  1. Anticiper la durée du déplacement d’affaires et de visite

C’est très vite après l’annonce du déplacement, que vous devrez négocier vos dates de départ et de retour. La plupart des employeurs ne voient pas d’inconvénient à inclure un week-end dans le séjour, d’autant plus que cela diminue un peu le prix des billets de train ou d’avion. Souhaits à  transmettre rapidement à l’agence de voyage avec laquelle vous travaillez.

 

  1. Concilier bleisure et famille

Quand j’étais une jeune maman, j’ai tenté les voyages d’affaire avec conjoint et enfant. C’est un mauvais principe : la famille qui s’est déplacée pour vous espère vous voir, ou vous vous sentez obligée de passer du temps avec eux. Alors que les rendez vous professionnels servent aussi à créer des liens avec vos collègues. Les sorties improvisées et prolongées sont la règle, et vous voici devant des choix cornéliens ; rester en famille et rater des contacts pro, ou sortir avec les collègues culpabilisé d’avoir déplacé la famille pour rien.

Ou alors, votre famille / conjoint peut vous rejoindre pour un week-end par exemple  si ce n’est pas trop loin, pas trop cher, et là, la démarcation entre travail et loisir est claire.
Pour le couple, je préfère glisser mon weekend de liberté avant la semaine de travail, pour avoir un week-end de retrouvaille à mon retour. Notez que rallonger systématiquement les semaines de travail avec un week-end peut choquer votre conjoint, du sentiment d’abandon aux gros soupçons de tromperie.

 

  1. Bleisure :  Pendant, avant, après les affaires?

Comme je l’ai indiqué plus haut, il n’est pas très bon de jouer cavalier seul au travail. Il faut prendre le temps de réseauter. Si le groupe pro s’organise une visite de musée ou autre, bien sûr, participer. Il peut d’ailleurs être constructif de se montrer moteur en proposant des activités, qui ainsi auront le mérite de vous plaire: diner sur un bateau mouche, ballade nocturne dans la vieille ville, aller faire saute-mouton à Montréal, etc permettent de joindre l’utile à l’agréable et de mieux connaître les gens.

La localisation de l’hôtel compte, et là, vous avez rarement votre mot à dire: adieu au séjour équitable au plus près du peuple. En plein centre ville, il est facile de s’évader. Logé en périphérie, à l’Hôtel Bellepierre de St Denis, par exemple, c’est difficile de descendre en ville. Un bon hôtel avec un excellent restaurant, au demeurant. Seul bémol, l’absence de salle de gym.

Hôtel Bellepierre, affaires à La Réunion

Sinon, l’idéal est de séparer les choses. Donnez vous un week-end avant ou après.
Je préfère après:

  • Vous n’êtes pas sous pression pour revenir à temps de votre escapade,
  • Arriver le nez grillé par le soleil nuira à votre image de travailleur acharné-
  • Quand vous arrivez au travail, vous n’aurez pas encore la turista, vous ne vous serez pas cassé le poignet en trébuchant sur le volcan…
  • Vous avez la conscience tranquille de celui qui a bien travaillé avant de se reposer.

Je préfère après, sauf pour un audit. Après on a envie de vite rédiger, on pense à son affaire, le risque est de ne pas profiter pleinement de sa liberté.

  1. Organiser à l’avance sa virée touristique.

L’escapade sera courte, louez la voiture avant le départ, (pensez bien à la carte de crédit), réservez hébergements et repas – ici, refuge du Volcan, 16,5 euros la nuit.

Ne pas trouver de voiture de location disponible à l’aéroport ruine un plan. S’il faut enchainer les bus pour arriver et repartir de Bourg Murat, laissez tomber. Parce qu’il faudra être efficace. Trainer trois heures dans une gare routière pendant des vacances, ça se gère, sur un week end c’est agaçant. Prévoyez du temps de battement, je n’ai pas eu le temps d’attendre une éclaircie en haut du volcan, elle est apparue lors que j’étais redescendue dans la caldeira.

Bleisure au Piton de la Fournaise

 

6. Sécurité en voyage d’affaire.

Si vous avez opté pour une escapade avant le travail, prenez soin de vous, évitez les activités trop dangereuses, dormez, ne trainez pas dans les quartiers sensibles, etc. Vous vous devez en bonne santé et dispos à votre employeur.

  1. Ne pas mélanger les comptes

A moins d’être politicien, vous n’avez pas le droit de piocher dans la caisse de la Boite pour vous payer des extras. N’oubliez pas votre carte visa et vos sous personnels. Faites vous préciser clairement le moment où débute votre mission, par exemple  au moment de votre check-in à l’hôtel réservé par la boite, et réglez tout le reste.
Et ça peut coûter cher, la précipitation et l’efficacité se paient cash en voyage.

  1. Connection

Si vous glissez du bleisure pendant vos journées de déplacement, pe visite de musée pendant un congrès, restez joignable. Si vous vous éclipsez un week end, faites juste comme d’habitude.

  1. Bagages

Difficile de se présenter pour un audit dans la tenue avec laquelle on a escaladé le volcan la veille. Dès que la séquence tourisme devient un peu intéressante, il faut des trucs : lunettes de soleil sport, des chaussures de rando, un anti-moustique contre la dengue, sac à viande pour le refuge…

Voyager léger devient un casse tête. Le T-shirt blanc et un jean ou un pantalon style routard un peu chics peuvent vous sauver la mise pour la rando et l’avion. Brain-stormez vous avoir l’air de changer de tenue sans vraiment le faire. Des hauts bien remarquables, de couleurs très différentes pour chaque jour escamoteront le fait que vous n’avez que deux bas, une jupe et un pantalon par exemple. Abusez du pressing de l’hôtel.

Un ordinateur portable indispensable, et éventuellement propriété de votre employeur devient un casse tête, encombrant, peu discret,  à protéger des chocs et des vols. Promener de jolies fringues pro partout, c’est lourd. Bien penser à la bagagerie de l’hôtel pendant votre évasion, que ce soit avant ou après votre séjour chez eux.

10. Souvenirs et achats de bon touriste

Ne perdez pas de temps à courir les souvenirs. Adepte du zéro achat, je suis déjà contre les souvenirs ; mais perdre du temps dans de boutiques de psudos souvenirs importés de Chine, jamais.  S’il le faut absolument, faites comme les pros, achetez vous souvenirs à l’aéroport.

Vivement la prochaine mission !

 

 

 

 

 

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