10 monuments à visiter à New Delhi

Parmi les grandes villes d’Inde, New Delhi serait une ville facile pour un premier contact avec le pays. Il y a de nombreux monuments à voir. J’y ai passé 3 jours, surtout pour le travail, voici une idée d’itinéraire. Il y a New Delhi et Old Delhi.

New Delhi Pratique

1. e-visa pour l’Inde

Un visa est indispensable pour entrer en Inde. On peut: soit remplir un formulaire sur internet, à imprimer pour porter sa demande à l’Ambassade, soit, plus simple pour un voyage standard, faire une demande de e-visa sur Internet. Comme pour tous les e-visa, il faut se méfier des sites internet qui jouent les intermédiaires moyennant une commission. On a la même chose pour les e-visa pour le Canada et pour les USA: Ces sites ressemblent beaucoup au « vrai ». Soit vous vous rendez compte à temps que vous avez fait fausse route, et vous avez perdu du temps; soit c’est après la validation du paiement que vous comprenez votre erreur: ils prennent une généreuse commission au passage.

Le site officiel mandaté par le gouvernement indien est https://indianvisaonline.gov.in/visa/tvoa.htm. Le même site officiel est également accessible en utilisant le lien proposé par le site français diplomatie.gouv qui donne tous les conseils utiles aux voyageurs.

Ce site pour l’e-visa est susceptible, il « saute » facilement, et chaque fois il faut recommencer. Alors, notez bien vos nouvelles références de dossier quand elles apparaissent, sinon vous risquez comme moi de créer plein de nouveaux dossiers avec des codes d’accès différents.

Il faut une photocopie de votre passeport limitée en poids (utilisez si besoin les réducteurs PDF gratuits sur internet) et une photo à un format particulier 5×5 cm. Ils font une grande liste de recommandations pour cette photo, ça parait très compliqué, ils conseillent de faire appel à un photographe, en pratique j’ai entré une photo toute pourrie (c’est ma spécialité), que j’ai prise moi-même à bout de bras, et elle été acceptée sans problème.

Pour le règlement, (75 euros), après plusieurs tentatives infructueuses j’ai découvert qu’il ne fallait pas passer par « choisir votre mode de règlement, « visa », « master card », etc, qui ne s’active pas, mais par la seconde option qui a pourtant l’air de rediriger vers une banque privée.

e-visa pour l’Inde

La réponse favorable puis l’e-visa officiel me sont arrivés par mail en 48h.

Comme conseillé, retournez bien sur le site officiel du visa pour vérifier que votre e-visa est « granted ». On raconte dans les couloirs des histoires terribles de collègues de collègues qui se sont fait avoir avec une réponse mail positive et un visa en réalité non validé, et qui auraient été retenus à l’aéroport dans des conditions très désagréables avant d’être renvoyés au pays….

Muni de votre e-visa imprimé sur papier et de votre passeport, vous passerez à l’immigration très rapidement après une photo et la saisie de vos empreintes digitales.

Enfin, attention, le e-visa ne suffit pas pour aller partout en Inde. Pour le Rajasthan, en particulier, il faut un visa conventionnel et une autorisation spéciale, à solliciter six semaines avant le départ, à l’Ambassade de l’Inde à Paris, et semble-t-il, au Consulat à Marseille et Lyon.

2. Vaccinations

Il n’y a pas de vaccination obligatoire pour l’Inde. cependant consultez le site du gouvernement français pour les recommandations, en particulier si vous prévoyez d’aller à la campagne.

3. L’ambiance à New Delhi

  • Les odeurs ; quand on circule en voiture, il est étonnant de  passer en quelques centaines de mètres d’une odeur très précise à une autre, au lieu de respirer un mélange indistinct. On ressent une odeur de dépotoir,  puis des effluves de cuisine appétissantes, ensuite des fumées industrielles, et encore des parfums d’encens…  C’est un souvenir très prégnant.
  • La saleté est terrible. Partout à Delhi, le sol est jonché de d’ordures en tous genres. Des détritus végétaux, des papiers, du plastique, les zones d’ombre sont des toilettes à ciel ouvert, la terre désséchée poudroie, les pigeons chient… Les hommes pissent dans les coins et crachent leur bétel rougeâtre au bas des façades lépreuses.
  • La frénésie et l’agitation. ça me fascine de voir grouiller tous ces gens dont les destins sont mêlés le temps de quelques secondes. Chandni Chowk et le marché aux épices sont saisissants.

 

Chandni Chowk, Old Delhi, Inde

  • Les vaches. Elles mangent quoi, ces vaches, du plastique ?
  • On conduit au klaxon. D’ailleurs les camions le demandent : c’est écrit « Horn please » à l’arrière: pour indiquer si on double par la droite ou par la gauche? Je déconseille fortement la location de voiture. On risque carrément de tuer quelqu’un , et alors…
  • La misère est partout. Je me protège beaucoup en pensant qu’ils sont dans un autre référenciel et que pour eux c’est la vie normale. Mais quand même. Il y a partout des familles entières qui dorment dehors: sous les ponts, entre les bordures béton de l’autoroute et les bordures de sécurité en plastique , sous tous les porches, sur les trottoirs. Les villages de tente sont légion. En essayant d’éviter les bouchons, le chauffeur s’est égaré  et nous sommes tombés dans un secteur où la misère s’alliait à une insalubrité terrible ; des gens vivaient dehors au bord d’une rivière transformée en égout qui dégageait des gaz irrespirables…
  • Les mendiants exposent leurs plaies et moignons, des petits chouchounets de 6 ans tripotent vos vêtements pour attirer votre attention… mais pas beaucoup en nombre, et sans insistance: supportable, dit la vieille blasée.
  • Comme à Jakarta ou Medan, par exemple, aucune terrasse ou quartier où on flanerait pour le plaisir. Ce sont des villes où on a juste envie d’aller le plus vite possible du point A au point B. On a donc intérêt, si on peut se le permettre, à avoir d’un hôtel agréable.
  • Delhi est quand même une ville tellement désagréable qu’ils sont obligés de réglementer l’accès à l’aéroport ; pas d’entrée avant 6h avant le vol, et il a un salon d’attente extérieur pour ceux qui sont tellement pressés de partir qu’ils arrivent plus de 6 heures avant le décollage…

 

4. Les relations avec les  indiens

Je déteste les généralités sur le comportement d’une population, c’est à mon sens un mépris de la diversité humaine et le premier stade du racisme ordinaire.

Mais, femme seule, c’est inadmissible d’être regardée avec autant d’insistance à 50 ans, habillée d’un pantalon large passe partout et d’un pull informe. Surtout dans des quartiers de la capitale Indienne où des touristes de tout poil circulent quotidiennement. C’est injurieux, presque menaçant.

Parallèlement, dans les relations individuelles, j’ai toujours rencontré des gens très gentils: des serveurs et des guides aux petits soins, des passants prêts à aider (pick-pocketter ? draguer ?) (paranoia ou lucidité ?) à la moindre hésitation à un carrefour ou devant un distributeur de jetons du métro.

Je parle des hommes, les femmes ont été inexistantes à part les brûlées du restaurant Sheroes Hangout et la pétillante guide de Agra.

 

5. Le coût de la vie à Delhi

Dès qu’on s’éloigne des grands hôtels, le coût de la vie est très bas. Bienvenue aux petits budgets.

  • Une bonne chambre d’hôtel (GINGER Hôtel) propre avec une bonne literie, une salle de bain l’européenne, l’air conditionné et le wi-fi, niveau moyenne gamme française: 2500 INR= 30 euros
  • Un repas dans un vrai restaurant: 230 INR= 3 euros
  • Un trajet en rickshaw par personne: 50 INR, 60 centimes
  • Une entrée de monument, tarif touriste: 500 INR = 6 euros. C’est beaucoup plus que pour les locaux. Certains sont choqués. Moi, je trouve normal qu’ils aient des tarifs qui leur permettre de découvrir leur patrimoine culturel, et que nous, nous  payions pour participer à son entretien.
  • Le trajet de l’aéroport (Ouest de Delhi) au secteur Est de Delhi, en taxi prépayé, de nuit, 700 à 1000 INR, 12 euros
  • Le métro pour l’aéroport: 60 INR, plus éventuellement 50 INR de ligne conventionnelle.
  • Pour un aller retour à Agra pour une longue journée (6h-20h), dans une bonne voiture avec chauffeur, et  guide sur place, hors droits d’entrée des monuments et restaurant: nous avons payé 10000 INR (120 euros) (pourboires compris) à diviser par le nombre de passagers. A noter, ce prix n’a pas été marchandé du tout, et la réservation a été faite à partir d’un hôtel de luxe. Probablement bien trop cher.

6. La sécurité à New Delhi.

Il parait qu’on fait mieux. Femme voyageant seule, les divers avertissements m’ont rendue paranoïaque. Vous trouverez ici les sécurités que j’ai utilisées pour aller de l’aéroport au centre ville la nuit. Et j’ai survécu.

7. Les transports à New Delhi

La ville est un gigantesque embouteillage. les transports en voiture avec guide sont interminables, seuls les rickshaws arrivent tirer leur épingle du jeu. Ils sont une bonne option dans l’ancien Delhi, qui est beaucoup piétonnier. Dans les embouteillages, ils sont moins intéressants car on respire directement les pots d’échappement, dans une ville ou le contrôle technique est pour dans 10 ans.
A mon sens le métro, qui dessert quasiment tous les monuments, est la meilleure option, bon marché, propre, moderne et rapide. Il y a des wagons pour femme, si vous voyagez seule aux heures de pointe.

 

Visiter New Delhi

1. Qutb Minar

Autour du minaret se trouvent les vestiges de la plus ancienne mosquée d’Inde, dans un cadre verdoyant et apaisant.

Le site se situe à une heure de voiture environ au sud de Delhi. Il est aussi accessible par le métro. L’endroit vaut le déplacement et mérite d’y passer du temps.

Le minaret Qubt Minar lui même fait 72 mètres de haut. Sa partie la plus haute s’est effondrée lors d’un tremblement de terre. Nous sommes près de la zone sismique Himalayenne. Notons que les bâtisseurs indiens rendaient traditionnellement leurs constructions anti-sismiques en incluant des lentilles dans le mortier.

On voit la reproduction du dernier étage détruit sous forme d’un clocheton en pierre à gauche en sortant du jardin.

Qubt Minar, Delhi

 

La mosquée a été construite par les premiers sultans de Delhi en 1200 avec les pierres récupérées de 27 temples boudhistes. Pour cette raison, ce serait la seule mosquée du monde avec des représentations humaines. Sur les piliers du cloitre, on voit ainsi les corps de délicates danseuses décapités pour ne pas allumer le fidèle, et tout un bestiaire. La lumière de fin d’après midi sur les pierres dorées est un enchantement.

 

Qutb Minar, Delhi: le soleil sur les piliers hindous

Un très bel endroit, à fréquenter tôt le matin ou tard le soir, pour éviter la foule.

2. Le Marché aux épices, Old Delhi

Nous étions accompagnées d’un guide.

Stationnement près de la Grande Mosquée, puis rickshaw jusqu’au marché aux épices (50 INR par personne, 15 minutes de trajet). Nous avons été ensuite guidées à pied jusqu’à un regroupement de 4 boutiques propres sur elles et dénotant quand même un peu par rapport à leur écosystème.

Marché aux épices, Old Delhi

 

Boutiques d'épices (pour touristes ?), Old Delhi

Boutiques d’épices (pour touristes ?) , Old Delhi

Une excursion dans la vraie ville qui rappelle les grandes villes d’Indonésie (Jakarta, Medan), en plus grouillant, plus sâle.

3. La Grande Mosquée, Jama Masjid,

Je n’ai pas eu le temps de la visiter

Nous avons mangé près de la grande mosquée Jama Masjid, dans le restaurant de l’hôtel Aiwan-e-Shahi. Au niveau alimentaire, c’est convenable sans être génial pour 230 INR le plat. Mais on mange sur le toit, au dessus d’une rue calme (!) avec vue sur la mosquée. Très reposant après Chandni Chowk.

 

4. Haveli Dharampura

C’est un excellent restaurant de Chandni Chowk. Il est installé dans un ancien palais daté de 1800 avant JC, donc de l’époque de l’Empire Moghol, et est très joliment restauré. Il est situé dans le vieux quartier artisanal de Chandni Chowk, qui lui aussi mérite la visite: c’est un dédale  de ruelles et de passages couverts. On y voit des façades ornementées de la plus belle facture laissées à l’abandon, des entrelas électriques à faire pâlir edf, des échoppes d’artisans qui ne ferment jamais. L’atmosphère le soir, avec le smog, est surréaliste.

Chandny Chowk, Old Delhi

 

Le restaurant Haveli Dharampura propose de la cuisine traditionnelle délicieuse et présentée très joliment. Comme dans la plupart des restaurants indiens, les végétariens sont à la fête.

Restaurant Haveli Dharampura, Old Delhi

Une mention spéciale pour la glace, le kulfi, qui serait le meilleur de la ville d’après notre hôte. Le service est attentionné, efficace et souriant.

Il y a eu un spectacle de danse traditionnelle.

 

 

On peut accéder à leur roof top qui domine la ville et donne une vue privilégiée – quelque peu brouillée par la pollution- sur la Grande Mosquée et le Fort Rouge.

L’établissement propose également quelques chambres.

Une excellente adresse, qui à mon avis n’est pas donnée, ce qui,  pour l’Inde, reste relatif.

Haveli Dharampura, 2293, Gali Guliyan, Chandni Chowk

 

5. Le Fort Rouge

J’ai fait le choix de visiter celui de Agra

 

6. Swaminarayan Akshardham Temple

Le monument est annoncé  comme un monument dédié à un gourou du XVIIIème siècle. En vérité, pour faire court, un religieux-philosophe-homme d’affaires a prédit puis organisé la construction de ce temple: Swaminarayan Akshardham, a été inauguré en 2004; c’est pompeux, clinquant et de mauvais goût: le Disneyland de l’hindouisme

Il y a grand beau parking, et un jardin avec des statues dorées à pleurer.

L’entrée principale est gratuite. Ce temple au style incertain (on croit voir des angelots) abrite un bouddha doré d’une laideur peu commune, dans une atmosphère de verroteries et de clinquant assez terrible.

Swaminarayan Akshardham Temple, source internet

J’ai cependant apprécié le calme de l’endroit, la façade extérieure est plutôt jolie malgré son aspect de moulage de plâtre tout neuf.

L’endroit propose ensuite des attractions  payantes : entrées aux expositions, promenade en bateau. Je n’ai pas testé. Il y a plusieurs des points restauration. Une grande boutique propose des trucs pour touriste et des produits dérivés à la gloire du fondateur.

Heureusement qu’on ne peut pas prendre de photo, le Swaminarayan Akshardham Temple ne tiendrait pas longtemps. J’ai quand même un doute : Est-ce que les gens du routard qui lui mettent trois étoiles, autant qu’au Taj Mahal, y sont entrés ??

En somme, c’est  un endroit paisible et gratuit, accessible par le métro qui est à 2 pas. Pensez y si vous avez besoin d’échapper quelques heures à une chambre insalubre et à la cohue de New Delhi.
Attention, fouille encore plus sévère qu’à l’aéroport: aucun appareil photo ni aucun équipement électronique ne sont autorisés. Un bon livre peut-être?  On ne peut pas non plus amener sa boisson ni son pique nique. En revanche, il y a une consigne très bien organisée.

 

7. Connaught Place

C’est l’arrêt de métro Rajiv Chowk. J’ai fait le tour de Connaught Place à la tombée de la nuit, en attendant le moment de rejoindre l’aéroport.

Bof bof. Moins sâle, moins grouillant, moins typique que le reste de la ville. Un peu de mendicité mais ils ne sont pas insistants, ce n’est pas gênant. Ce qui est ennuyeux, c’est que je n’ai trouvé aucun endroit donnant envie de se poser passer un peu de temps avant de rejoindre l’aéroport. Pas de boutique digne d’intérêt, pas de bar, pub ou autre où m’installer.

De là, métro puis ligne jaune pour l’aéroport.  Dès le passage sur la « ligne jaune », c’est ambiance aéroport aseptisée. Le trajet une demi heure, pour 60 INR, c’est bien plus simple, plus rapide, et bien moins onéreux que la voiture.

 

L’honnêteté m’oblige à avouer que je n’ai pas eu le temps de visiter, et je le regrette:

8. Le mausolée, Tombe de Humayun

9. Le Bahai Lotus Temple

C’est un temple moderne en forme de fleur de lotus, accessible par le métro.

10. La Maison- Musée de Gandhi

Conclusion

Je recommanderais deux- trois jours à Delhi:

  • un jour pour Chandni Chwok, le marché aux épices, la Grande Mosquée (Jama Masjid) et le Fort Rouge (si vous n’allez pas à Agra). J’ai testé deux restaurants dans le secteur, Haveli Dharampura, luxueux, et le restaurant de l’hôtel Aiwan-e-Shahi , pratique et reposant.
  • un autre jour pour le Minaret (Qutb Minar), Humayun’s Tomb, et la maison de Gandhi
  • une journée pour le temple du Lotus et un musée

J’ai rencontré des touristes qui avaient signé pour un circuit  sur 3 jours: un jour à Delhi, un à Agra pour le Taj Mahal, un à Jaipur.

Malgré les commentaires ci dessus, qui peuvent paraître mitigés, j’ai aimé ce séjour et il m’a donné très envie de revenir en Inde dans un contexte moins contraint.

 

 

 

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